Pourquoi les Bougons sont-ils obèses?
juin 16, 2011 dans Activité physique, Composition corporelle, Nutrition, Opinion
Je préfère vous en avertir, ce billet fait définitivement dans le cliché, le stéréotype poussé à l’extrême, du moins, je l’espère. Depuis que je suis un fervent utilisateur du transport en commun, j’ai l’opportunité de visiter plus en détail mon bienheureux quartier. Cette activité physique quotidienne me permet de découvrir plusieurs éléments de St-Henri dont la dure réalité de la pauvreté. Je croise fréquemment des gens vivant de l’aide sociale, perchés sur leur balcon à me regarder déambuler devant leur 4½. Cet ici que je tombe dans le cliché, je vous en avais averti. Sur une rue en particulier, j’ai été frappé par la réalité : les Bougons sont obèses. Je les vois constamment avec leur sac de chips, leur Pepsi et leur grosse molle tablette à me regarder revenir du travail. Je me suis donc posé la question suivante : s’ils sont pauvres et que par définition ils n’ont que peu de moyens, ils devraient manquer de calories et être excessivement maigres? Certains me répondront que la malbouffe est plus économique et qu’ils ne vivent que de ça. Possiblement mais j’en doute.
J’ai donc été forcé de constater que la rédaction de ce billet ne pouvait se faire qu’en se basant uniquement sur mon bassin de connaissance. J’ai donc eu recours à une aide (précieuse) extérieure. J’ai sorti l’artillerie lourde, j’ai supplié la nutritionniste sportive Évelyne Deblock, Msc, Dtp de m’aider en fournissant des exemples d’apports nutritionnels pour des gens à faible revenu (toujours en sombrant dans le stéréotype) afin d’être en mesure d’élucider la problématique d’obésité chez les gens à faible revenu de mon quartier (habituellement, on leur donne le sobriquet de BS ou maintenant, de Bougons). Fidèle à ses habitudes, Évelyne m’a noyé sous les informations. Voici donc ce qu’elle m’a généreusement envoyé :
La nourriture étant un des besoins fondamentaux de l’être humain, il reste un des besoins les plus compromis lorsque les ressources financières sont déficientes. Des études ont même démontré que si le budget est limité pour l’alimentation, la personne orientera ses choix davantage vers une alimentation à forte densité énergétique (kcal/g d’aliment), par exemple un aliment frit, et souvent pauvre en nutriments essentiels. Il n’est pas étonnant, puisque ce type d’alimentation amènera plus d’énergie à moindre coût, malgré le manque d’éléments nutritifs. De plus, un aliment à haute densité énergétique aura plus d’impact sur le sentiment de satiété, et ce, pendant plus longtemps qu’un aliment à faible densité énergétique. Le résultat peut, par contre, amener à un gain de poids, principalement sous forme de gras, et éventuellement des problèmes de maladies cardiovasculaires, considérant l’apport élevé en sodium, faible en potassium, faible en fibres et faible en acides gras essentiels ou un cancer en raison du faible apport en antioxydants.
Le Dispensaire diététique de Montréal estime régulièrement le coût minimal moyen d’une alimentation pouvant satisfaire adéquatement les besoins nutritionnels pour une personne seule. Ce coût minimum pour un régime nutritif est estimé en 2011 à 7,74 $ par jour pour un homme de 19 à 30 ans, soit 54,16 $ par semaine. Ces aliments ne comprennent pas d’aliments précuisinés ou prêts à manger. Il faut donc prendre le temps de cuisiner soi-même… Le tableau 1 démontre la preuve que c’est possible de manger sainement et à faible prix alors que le tableau 2 nous offre le détail de l’alimentation. Mieux manger permet d’avoir une bonne santé et de le rester. Pour n’importe quoi, il faut du temps. Prendre le temps d’organiser notre alimentation et apprendre à cuisiner restent les meilleures solutions pour rester en santé.

Tableau 1 : Comparaison entre une alimentation stéréotypée d’un homme de 19 à 30 ans avec un faible revenu et une alimentation adaptée à ses besoins.
Comme c’est mon blogue, il a bien fallu que j’y ajoute ma touche bioénergétique. Je me suis amusé (je sais, c’est toujours relatif), à prédire les variations de composition corporelle en fonction d’un gabarit initial de 70kg pour une personne de 30 ans débutant sa carrière de Bougon. J’ai donc calculé le métabolisme de repos en me basant sur une équation considérant la masse grasse et la masse maigre, calculé la thermogenèse alimentaire (digestion) à partir des menus ainsi qu’estimé le niveau d’activité physique (60 min à 3 Mets, 120 min à 2 Mets) en me basant sur quelques mesures par accélérométrie que j’avais. À des fins de comparaisons, j’ai complété un calcul similaire pour la même personne, mais, qui travaille comme comptable dans un édifice à bureau du centre-ville et qui utilise le transport en commun et qui s’entraîne 3 fois semaine dans un centre de conditionnement physique (90 min à 3 Mets, 120 min à 2 Mets, 20 min à 5 Mets).
Les figures 1 et 2 présentent l’évolution de la composition corporelle pour nos 2 comparses. Il est bien évident que le mode de vie sédentaire se limitant à quelques activités physiques obligatoires (aller chercher son chèque, faire l’épicerie, etc.) jumelées à l’alimentation précédemment illustrée nous donne le résultat que j’observe quotidiennement dans mon voisinage. Petite note méthodologique, j’ai fait évoluer le métabolisme de repos en fonction des changements de composition corporelle (gain en masse grasse important et faible gain en masse maigre – le surplus de poids entraîne progressivement un gain de masse musculaire léger, faut bien supporter ce poids -) et j’ai ajusté la dépense énergétique associée à l’activité physique en fonction du poids. J’ai donc pris pour acquis que nos sympathiques participants ne changeaient pas leurs activités physiques.

Figure 1: Changements de composition corporelle en fonction d'une alimentation type (Faible revenu/Stéréotypée)

Figure 2: Changements de composition corporelle en fonction d'une alimentation type (Faible revenu/Santé)
Sur une période de 12 mois, notre ami Bougon verra sa masse grasse augmenter de plus de 100 % passant d’un respectable 28kg à un retentissant 56 kg (IMC initial 22.9 kg/m²; IMC final 33.0 kg/m²). À la lumière de cette évolution, il est à parier que les complications métaboliques vont s’enchaîner les unes après les autres en débutant par une légère hypertension pour une évolution graduelle vers l’apnée du sommeil et le diabète de type 2. Notre ami le comptable quant à lui, verra sa composition corporelle lentement changer passant d’une masse grasse à 28 kg à 30 kg (IMC initial 22.9 kg/m²; IMC final 23.9 kg/m²). J’ai opté pour le quasi-maintien de la masse maigre pendant une période d’un an, et ce, malgré l’entraînement 3 fois semaine (ce n’est pas tout le monde qui sait s’entraîner…). Si ce dernier voit sa composition corporelle changer lentement comparativement à notre ami Bougon, il n’en demeure pas moins que dans un avenir plus ou moins rapproché, le surpoids et éventuellement l’obésité le guettent.
Si ce billet se veut d’abord et avant tout une caricature de la réalité, il n’en demeure pas moins qu’il existe un sérieux paradoxe chez les personnes à faible revenu. Évelyne nous a démontré qu’il n’en coûte pas plus cher de manger sainement et, vivre de l’aide social implique passablement de temps libres pour être en mesure de s’adonner à des activités physiques. Selon le tour de taille de mes voisins, la réalité semble fort différente. Les choix alimentaires sont, disons-le, franchement mauvais et la plus grande activité physique est probablement la marche pour se rendre à l’épicerie ou au dépanneur. Loin de moi l’idée de regarder avec mépris ces gens et je crois que je dois assumer une partie du blâme. Comment se fait-il que ces gens ne fassent pas des choix plus santé en matière de nutrition et d’activité physique? Est-ce que le message des nutritionnistes et des kinésiologues les rejoint? Avant de sévèrement critiquer leurs habitudes de vie, il faut d’abord comprendre pourquoi choisissent-ils ce mode de vie. Est-ce par un manque de connaissances ou simplement par choix? Si les connaissances manquent, c’est que nous, les professionnels de la santé avons failli à la tâche. Si c’est par choix, nous devons, comme société nous poser la question pourquoi ces gens ont abandonné le désir de vivre en santé.
Chose certaine, ce n’est pas une question de sous.
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8 thoughts on “Pourquoi les Bougons sont-ils obèses?”
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Ce qui dérange est que vous utilisez des clichés qui sont essentiellement faux (Exemple: Les personnes à faible revenu n’ont pas obligatoirement un mode de vie sédentaire qui se limite à aller chercher leur chèque d’aide sociale et faire l’épicerie.) et qui entretiennent les préjugés à l’endroit de ces personnes.
Ensuite ce qui dérange aussi, c’est que vous vous justifiez d’utiliser ces clichés prétextant qu’il existe véritablement une relation entre le statut socio-économique et l’obésité.
Ce n’est pas parcequ’qu’il existe véritablement une relation entre le statut socio-économique et l’obésité que cela signifie que vous êtes justifié d’entretenir ces clichés.
Voilà. J’espère que je me suis bien fait comprendre cette fois-ci.
PS. Je n’ai jamais supposé que diplômes est synonyme de fortune — Au revoir.
S’il existe véritablement une relation entre le statut socioéconomique, il s’agit d’un cliché représentatif et fondé et non d’un cliché basé sur de mauvaises conceptions (donc qui n’est pas faux).
Pour l’autre cliché visant à déterminer des valeurs de dépense énergétique, il est de la même nature que le cliché métro boulot dodo appliqué au gens qui travaillent. J’ai utilisé ces exemples pour calculer ce qui se passerait si un individu passait d’un mode de vie à un autre sans juger de l’un ou l’autre. Vous percevez le tout comme si j’affirmais sans équivoque que tous les assistés sociaux ne font que faire leur épicerie et récupérer leur chèque. Ce n’est pas le cas. Ce que j’ai fait, c’est tout simplement déterminer si une personne si limite à faire ceci, que se passera-t-il afin d’établir que même avec un comportement de la sorte et un faible revenu, il est possible de maintenir un poids santé en faisant des choix alimentaires plus judicieux tout en respectant un budget restreint.
J’habite Hochelaga-Maisonneuve, un autre quartier montréalais qui comme saint-Henri est fortement touché par la pauvreté. Cependant, contrairement aux observations de l’auteur de ce billet, je n’ai pas remarqué que les gens de mon quartier semblent être particulièrement touché par des problèmes de surplus de poids. Ah si, il y a une femme qui habite au bout de ma rue qui souffre d’obésité, mais elle ne vit pas de l’aide sociale. Elle occupe un emploi à temps plein.
Devrions-nous en conclure que les pauvres de Saint-Henri sont plus obèses que les pauvres d’Hochelaga-Maisonneuve? Que ceux dans Hochelaga-Maisonneuve sont mieux renseignés en matière de saine alimentation que les autres? Peut-être ont-ils à marcher plus loin pour aller chercher leur chèque d’aide sociale? (Pour votre information, le dépôt-direct pour les chèque d’aide sociale ça existe.)
Au fait, comment le savez-vous que les gens obèses que vous croisez dans Saint-Henri vivent de l’aide sociale; leur avez-vous demandé? Soit, là où il y a pauvreté il y a des assistés sociaux, mais ce n’est pas nécessaire d’être un assisté social pour être un pauvre.
Donc permettez-moi de douter de vos bonnes intentions, car si elles étaient véritablement de chercher à comprendre la problématique d’obésité chez les gens à faible revenu, vous n’auriez pas eu besoin de « tomber dans le cliché » comme vous le dites (de vous en excuser sitôt dit ne rend pas la chose moins désobligeante) mais simplement de poser votre question de façon directe et succincte.
Ceci dit, j’ai une très bonne amie qui a une Maîtrise Universitaire qui est mariée et mère de famille depuis maintenant douze ans et qui a vécu toute sa vie avec des problèmes d’obésité. Ce n’est que récemment, après maintes tentatives qu’elle a enfin réussi à maigrir et garder son poids santé.
Donc, si une personne de la classe moyenne, intelligente et éduquée mets des années pour maigrir c’est que perdre du poids n’est pas qu’une question de bien manger et de faire de l’exercice – Toutes constatations faites, beaucoup de gens obèses ont de la difficulté à maigrir et ce, peu importe leur classe économique.
Si, peu importe la classe économique autant d’obèses ne changent pas leurs habitudes de vie et alimentaires, dois-je en conclure qu’il n’y a pas que les personnes à faible revenu que les professionnels de la santé vous avez failli à votre tâche de les éduquer?
Vous savez autant que moi que cette réponse est aussi stupide que de répondre qu’ils ont choisi ce mode de vie-là. Mais que cela provienne d’une personne qui possède autant de diplômes est une honteuse aberration.
Merci du commentaire et surtout de la critique, j’apprécie toujours la franchise.
Il est cependant important d’apporter quelques nuances et précisions:
1) Il existe une relation entre le statut socio-économique et l’obésité, cette relation étant démontré dans de nombreuses publications scientifiques. Les gens plus pauvres sont davantage affligés par l’obésité que les couches aisées de la société. C’est dommage, mais il s’agit de la réalité. En voici une que j’ai trouvé rapidement.
Neighbourhood socio-economic status and the prevalence of overweight canadian children and youth, OLIVER Lisa N., HAYES Michael V., Canadian journal of public health, 2005, vol. 96, no6, pp. 415-420 [6 page(s) (article)] (32 ref.)
Pour votre information, il n’est pas impossible que les gens pauvres de St-Henri souffrent davantage d’obésité, je n’ai malheureusement pas les données pour pouvoir y répondre (mais elles existent j’en suis certain). Je serais curieux d’obtenir des données sur le niveau d’activité physique des deux quartiers. Le nombre de stations de métro et leur disposition différente dans les 2 quartiers me laissent perplexe. Est-ce que les gens de St-Henri doivent se déplacer davantage que les gens d’Hochelaga-Maisonneuve? Bonne question!
2) Comme vous le mentionnez, les autres couches de la société ne sont pas à l’abri de l’obésité, elles sont seulement touchées en proportions moindres. Le fait d’être éduqué et d’être fortuné n’est pas une assurance tout risque contre l’obésité, seulement des facteurs diminuant le risque.
3) J’utilise l’image ou le stéréotype de la personne bénéficiant de l’aide sociale afin d’illustrer mes propos et non afin de les juger. L’essence même de l’article cherche à démontrer que les revenus ne devraient pas être un facteur dans l’incidence de l’obésité. Ici, l’assisté social est une image représentant les personnes à plus faible revenus. Pour votre information, oui, j’ai effectivement discuté avec bon nombre de voisins dont certains occupent des emplois alors que d’autre bénéficient de l’aide sociale.
4) Il ne faut pas confondre obésité et perte de poids car il s’agit de deux concepts très différents. Le billet ne traite pas de la perte de poids mais bien d’une prédiction à l’aide d’un model mathématique du gain de poids associé à des habitudes de vies provenant de différents milieux. Le billet tente de démontrer qu’il est possible, en Amérique du Nord, de bien se nourrir et de maintenir un poids santé malgré des revenus modiques. Les différences se situent donc à d’autres niveaux poussant une plus grande proportion d’individus à faible revenus à faire des choix moins profitables au niveau de leur santé, invalidant ainsi la thèse du » je n’ai pas assez d’argent pour bien manger, voilà pourquoi je suis obèse ».
5) Là où je vous rejoint, c’est au niveau de l’échec en matière d’éducation. Oui, le message ne passe pas tant au niveau de l’activité physique que de la nutrition. Cela n’invalide pas systématiquement le contenu du message, il est possible que le médium ne soit tout simplement pas adéquat ou efficace. Cet échec semble plus flagrant au sein des couches à plus faibles revenus. Autant vous semblez trouver cette question stupide et simpliste, autant, en réalité, elle est complexe et multifactorielle.
En terminant, est-ce que le fait d’utiliser des stéréotypes afin d’illustrer un exemple visant justement à aider ces personnes rend la chose désobligeante? Possiblement, puisque vous semblez avoir trouver la procédure déplacée et désobligeante. Pour ma part, ce que je trouve désobligeant, c’est l’hypocrisie dont la société fait preuve à l’égard des moins bien nantis en se disant qu’ils sont les seuls responsables de leur sort comme je trouve désobligeant que certains moins bien nantis blâment la société comme seule responsable de leur sort.
Je possède possiblement des diplômes, mais qui vous dit que je vis au-dessus du seuil de la pauvreté? N’est-ce pas un stéréotype que de supposer que d’avoir des diplômes est synonyme de fortune?
Encore une fois, merci pour la critique.
C’est un sujet très délicat, bravo pour la dure vérité bien écrite !
[...] qui font ça, montrer à pêcher au lieu de donner du poisson. De plus, comme démontré dans le billet précédent, ça coûte moins cher de bien manger…)? Donc, que ce soit du lait ou du lait au chocolat, je [...]
Salut Max,
Tu touches à un sujet très étudié en santé publique.
Bons nombre de chercheurs croient que les personnes ne sont pas entièrement libres de leurs choix, et que les pauvres sont en mauvaise santé et ont de mauvaises habitudes de vie non pas par choix, mais en partie à cause de circonstances qui les dépassent.
Why do poor people behave poorly? (Lynch et coll. 1997). Cet article est souvent cité.
D’autres ont montré aux É.-U. que la santé et les habitudes alimentaires (je crois) de familles pauvres s’amélioraient lorsqu’on leur donnait de l’argent (de petits montants).
Comme quoi ça va bien au-delà du choix individuel.
À plus,
EJ
Lynch JW, Kaplan GA, Salonen JT. Why do poor people behave poorly? Variation
in adult health behaviours and psychosocial characteristics by stages of the
socioeconomic lifecourse. Soc Sci Med. 1997 Mar;44(6):809-19.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9080564
Attempts to explain socioeconomic inequalities in health have often made reference to the observation that poor health behaviours and psychosocial characteristics cluster in low socioeconomic status (SES) groups. Causal interpretation of the association between SES, health behaviour, psychosocial orientations, and health inequalities has been hampered because these factors and SES have usually been measured at the same point in time. Data from the Kuopio Ischaemic Heart Disease Risk Factor Study were used to examine the associations between measures of SES reflecting different stages of the lifecourse, health behaviours, and psychosocial characteristics in adulthood in a population-based study of 2674 middle-aged Finnish men. Results show that many adult behaviours and psychosocial dispositions detrimental to health are consistently related to poor childhood conditions, low levels of education, and blue-collar employment. Poor adult health behaviours and psychosocial characteristics were more prevalent among men whose parents were poor. Increases in income inequality which place children into low SES conditions may well produce a negative behavioural and psychosocial health dividend to be reaped in the future. Understanding that adult health behaviour and psychosocial orientations are associated with socioeconomic conditions throughout the lifecourse implies that efforts to reduce socioeconomic inequalities in health must recognize that economic policy is public health policy.
Merci Etienne pour les références! Le côté métabolique m’intéresse plus mais, je suis toujours curieux de fouiller ailleurs…