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Amour critique

Pour la St-Valentin, je me permets un billet tout douillet, tout sympathique (pour faire changement). Je vais profiter de cette tribune virtuelle pour rendre un petit hommage tout simple à ma douce moitié (vous pouvez continuer à lire, il va y avoir également des choses qui pourraient vous intéresser plus loin).

Pourquoi un hommage sur mon blogue? Parce que grâce à ma tendre moitié qui porte un regard critique sur tout ce que je produis, je suis en mesure d’éviter de trop me laisser aller et surtout, de dire des bêtises. Par bêtises, j’entends non seulement des critiques trop sévères pouvant m’attirer les foudres divines, mais également de tout simplement dire des choses incorrectes qui pourraient induire les lecteurs dans l’erreur.

Grâce à ses commentaires pertinents et surtout grâce à son support constant, je suis en mesure presque toutes les semaines de produire un contenu original et pertinent (enfin, selon certains). Mine de rien, pour être en mesure de fournir à la tâche, ça prend un support et ce support, je le trouve jour après jour auprès de ma tendre épouse. Pour en finir avec l’eau de rose, merci à toi, Priscille, pour tout. Je t’aime.

Maintenant que nous sommes tous très émus, voilà où ce préambule m’amène…

J’ai la chance d’avoir pour conjointe une professionnelle de l’activité physique, une spécialiste du fitness et de la gymnastique. Ce genre de collaboration me permet d’élargir mon champ d’expertise et d’intervention. Bien sûr, il n’est pas obligatoire de passer par le mariage pour bénéficier d’une telle collaboration (mais, en fin de compte, ça revient moins cher) sauf que, d’être confronté au quotidien à un esprit critique me force à assurer mes arrières. En effet, je ne peux me permettre de lancer de l’information sans qu’elle ne soit vérifiée et revérifiée sinon, je dors sur le futon… Cette constante surveillance fait en sorte que je dois fouiller davantage et m’assurer que mes sources ou que mes protocoles de recherche sont pertinents et appropriés.

Pourtant, ce n’est pas toujours une réalité propre au conditionnement physique. Je suis consterné de voir qu’encore aujourd’hui, de nombreux intervenants vont diffuser des informations pouvant bouleverser la santé de leur client sans en avoir vérifié les sources. La nature même de notre travail en santé dépend en totalité de la validité de nos sources d’informations (et ici, je ne parle pas du 7 Jours ou de La Semaine…). Pire encore (et je m’inclus dans le lot), il existe de nombreux conférenciers dont les dires sont rarement remis en question. Il est en avant, il doit forcément savoir ce qu’il dit. Says who? Peut-être que ce conférencier/spécialiste se fie sur un autre conférencier qui se trompe ou sur une source fautive? On assiste alors à une propagation pernicieuse de mauvaises informations véhiculées trop souvent par des gens de bonne foi, qui veulent aider leur prochain, mais qui se trouvent à nuire à l’ensemble de la population. C’est le bon samaritain qui ouvre la porte d’une tour du World Trade Center pour permettre à une pauvre famille de se mettre à couvert des débris qui tombent du toit…

Il existe quelques règles d’or pour éviter de tomber dans ce piège :

1)      Si vous ne comprenez pas ce qu’on vous dit, ça ne veut pas dire que c’est vrai. Si votre interlocuteur n’est pas en mesure de vous aider à comprendre, c’est qu’il ne maîtrise pas réellement sa matière. De plus, s’il a compris, vous êtes également capable de comprendre (les Léonardo Da Vinci de ce monde sont plutôt rares…)

2)      L’information doit provenir de sources vérifiables et vous devez allez vérifier. Ne vous arrêtez pas à l’énoncé suivant : des études l’ont prouvé. Et puis après? Des études de qui? Quand? Où? Avec qui?

3)      Ce n’est pas parce que l’on a des diplômes que l’ont détient l la vérité. Beaucoup de diplômés de l’école navale d’Espagne croyaient que la terre était plate avant Christophe Colomb et cie. Un diplôme, ça vous donne le droit de vous tromper intelligemment et surtout de trouver l’information et de vous corriger.

4)      Ne cessez jamais d’apprendre et de remettre en question les informations que l’on vous transmet. C’est souvent frustrant, mais l’apprentissage se nourrit de frustrations (et ça, j’en sais quelque chose!)

En terminant, je vous souhaite une merveilleuse St-Valentin sans remettre en question l’amour que vous portez envers autrui ou l’amour qui vous est tendrement servi au quotidien.

 

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