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4 profils d’entraîneurs personnels qui me laissent perplexe

Le monde du conditionnement physique et du fitness est souvent un environnement où l’on retrouve des spécimens pour le moins intéressants et quelque peu particuliers. Voici une liste non exhaustive de quelques-uns de ces profils d’entraîneurs qu’il est parfois possible de croiser. Comme à l’habitude avec ce genre de liste, il s’agit simplement d’une caricature…

Le frais (fra-ye)

Le frais tire sa satisfaction de la réussite de ses clients qui peut lui être associée ou encore de ses propres prouesses physiques ou intellectuelles. Son égo assez imposant fait en sorte qu’il doit absolument demeurer supérieur en tout point à chacun de ses clients. Par exemple, il est impensable qu’un client ne soulève plus de charge que lui ou encore ne coure plus rapidement que lui. Il fera en sorte que l’ordre des choses demeure ainsi, même si cela signifie qu’il doive rabaisser ses propres clients afin de préserver la hiérarchie. On peut facilement le remarquer dans n’importe quel centre sportif : il parle fort, porte des tenues révélatrices et s’adonne souvent à des exercices très particuliers afin de s’assurer d’attirer l’attention des masses, plus particulièrement l’attention de potentielles conquêtes (et ici, je ne fais pas référence à des clients, mais bien à des victimes de la séduction…). Son mode de recrutement est basé bien souvent sur son apparence, ses performances ou plus rarement ses diplômes et habituellement il présente un niveau de compétence en entraînement de passable à moyen, mais démontre une excellente condition physique.

Le preacher (pri-chère)

Le preacher détient la vérité en entraînement (et plus encore) et s’indigne devant le manque de connaissances flagrant de ses collègues et de ses clients. Il a une opinion « fondée » sur tout (art, droit, bourse, et bien sûr tout ce qui touche l’entraînement). Ses connaissances sont immenses et il est de son devoir de convertir le plus grand nombre d’individus que ses convictions sont celles qui doivent prévaloir en tout temps et pour tout le monde. On retrouve souvent le preacher dans des discussions animées où il défend avec acharnement ses convictions. Encore plus étrange, même lorsqu’il a tort, le preacher cherchera à avoir tout de même raison. Pour le preacher, il est essentiel d’avoir un auditoire qui abonde dans le même sens que lui, qui boive ses paroles. Il retire également de la satisfaction lorsqu’il réussit à convaincre de futurs clients de suivre sa bonne parole. Il réussit lorsqu’il est en mesure d’obtenir un auditoire suffisamment important, une raison pourquoi on le retrouve souvent à la radio ou encore à la télé. Son niveau de connaissance en entraînement est généralement de moyen à bon.

L’intello (nain-t-ello)

L’intello a possiblement lu tout ce qui pouvait avoir été écrit au sujet de l’entraînement. Il connait les études, leur auteur, des mots longs comme le bras et étrangement, il ne sourit que rarement. Il présente souvent une première impression dégageant de la frustration et il n’hésite pas à reprendre régulièrement ses interlocuteurs s’ils se trompent. Il démontre souvent maladroitement son savoir et souffre d’un manque crucial de « timing » dans ses interventions. Il est affecté par un manque de crédibilité provenant de son physique ou de son faible niveau de performance. Bref, il impressionne peu par son physique et tant qu’il ne parle pas, sa crédibilité est pratiquement nulle. L’intello passe énormément de temps à chercher les dernières études et à approfondir les dernières théoriques. Il est bien plus à l’aise devant un écran d’ordinateur que dans un gym. Il n’est pas rare que ce dernier ne devienne complètement déconnecté de la réalité de l’entraînement et qu’il ne soit pas en mesure de mettre en pratique ses connaissances. Son manque d’expérience de terrain jumelé parfois à des connaissances théoriques extrêmes peut donner lieu à des situations très cocasses dans un centre sportif. Son niveau de connaissance théorique en entraînement est impressionnant, mais sa capacité à mettre ses connaissances en pratique est souvent de faible à moyen.

Le markêteux (mar-kè-teu)

Le markêteux se caractérise par son immense et insatiable désir de faire de l’argent. Afin de réussir à atteindre ses lucratifs objectifs, le markêteux a recours à de nombreuses stratégies marketing inspirées des plus infâmes infopubs de fin de soirée. Habituellement, sa stratégie de prédilection repose sur les vulnérabilités de ses clients. Rapidement, le markêteux cible les points faibles de ses futurs clients et met subtilement en place un ou plusieurs stratagèmes pour les attirer à lui. Il dira à ses victimes exactement ce qu’elles souhaitent entendre (que cela soit vrai ou faux) et établira rapidement sa crédibilité en utilisant des photos de ses clients qui ont réussi ou encore utilisera des termes scientifiques (appropriés ou non) afin d’intimider intellectuellement ses futurs clients (avez-vous remarqué qu’en entraînement, lorsque quelqu’un ne comprend pas quelque chose, il est d’usage de faire comme si on comprenait? On se tait et on se dit que la personne doit sûrement savoir de quoi elle parle…). Le markêteux justifiera sans aucune hésitation chacune de ses actions et adaptera les justificatifs en fonction de son interlocuteur. Son réel désir d’aider ses clients passe uniquement par l’argent qu’il peut générer. Il réussit parce qu’il est en mesure de berner ses clients et de jouer sur les faiblesses en tant que consommateur. Son niveau de connaissance en entraînement est de moyen à bon, mais ses forces résident dans ses connaissances en marketing.

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