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Acta est fabula

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Dans l'ordre Nathalie Guerrier, Priscille Guerrier, Dominic Pharand (athlète de Laura) et Laura Stevenson
Dans l'ordre Nathalie Guerrier, Priscille Guerrier, Dominic Pharand (athlète de Laura) et Laura Stevenson

La pièce est jouée comme dit Auguste sur son lit de mort. La saison 2011 s’est terminée en beauté pour mes athlètes de Fitness. Outre les classements, outre les podiums et les nouveaux statuts de professionnelles, il y a d’autres accomplissements encore plus importants. Elles ont toutes franchi des étapes essentielles pour arriver où elles en sont présentement.

Étrangement, chacune des étapes de leur préparation n’est pas si différente des étapes à travers lesquelles chaque personne souhaitant se remettre forme devrait passer. J’ai donc décidé de présenter la structure de développement que j’applique à mes athlètes et vous serez à même de réaliser qu’il y a d’énormes similitudes avec ce qui se fait, ou plutôt ce qui devrait possiblement se faire avec plusieurs adeptes du conditionnement physique. Voici mes 5 étapes de développement…

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Étape 1 : L’intérêt

Avant de s’engager dans toute aventure, que ce soit pour une compétition de Fitness ou bien pour simplement se remettre en forme, il est important de bien identifier l’intérêt réel de tous les partis impliqués, en l’occurrence l’entraîné et l’entraîneur. Chacun doit avec une honnêteté sans faille déterminer avec justesse les motifs réels qui poussent vers l’action. Il est aussi important que l’entraîné connaisse les motivations de l’entraîneur, pourquoi cet entraîneur choisit-il de l’entraîner? Les motivations de chacun doivent être partagées sans retenue afin de jeter les bases essentielles à une relation de confiance solide. C’est à partir de cette relation qu’il est possible d’envisager la suite, aussi difficile puisse-t-elle paraitre à ce stade embryonnaire du projet.

Questions à poser à l’entraîneur :

1)      Pourquoi m’entrainerais-tu?

2)      Quel genre de personne refuserais-tu d’entraîner? Pourquoi?

3)      Quel serait le plus grand avantage pour toi de m’entraîner? Le plus grand désavantage?

4)      Quelles sont tes motivations à m’entraîner?

Questions à poser à l’entraîné :

1)      As-tu une idée de l’ampleur des efforts qui sont requis pour atteindre tes objectifs?

2)      Comment as-tu évalué l’ampleur de ces efforts?

3)      Quel serait le plus grand avantage pour toi que je t’entraîne? Le plus grand désavantage?

4)      Quelles sont tes motivations à t’entraîner?

Étape 2 : La reprogrammation

Cette étape teste sans ménagement la jeune relation de confiance. Jadis, au début du conditionnement physique, cette étape était différente, car chaque entraîné arrivait avec un bagage quasi inexistant en entraînement. Pas de connaissance, pas de mythe ou de mauvaise conception. Un esprit vierge et prêt à accueillir des nouvelles connaissances. De nos jours, cette réalité est dépassée et remplacée par un capharnaüm de concepts, idées, principes et jugements entremêlés qu’il faut ordonner ou encore complètement reprogrammer. J’aime bien repartir sur des bases fraîches avec mes athlètes. La plupart sont des professionnelles du domaine de l’activité physique et leurs connaissances en entraînement sont maintenant indéniables. Cependant, il importe de ne rien tenir pour acquis et d’établir un langage commun qui ne laisse pas place à l’interprétation. Il faut remettre en question l’ensemble des concepts, des acquis et des perceptions. Lorsque je dis intensité, l’entraîné doit comprendre intensité et non pas se résoudre à répondre automatiquement : oui, je travaille toujours fort. Il faut s’assurer que ma perception de son effort est exactement la même que la sienne. Cette étape est étroitement associée à des mesures objectives. Il faut quantifier l’ensemble des paramètres qui sont jugés pertinents au progrès. Quand une de mes athlètes me souligne qu’elle bouge beaucoup, je lui réponds souvent en lui remettant un accéléromètre pour quantifier son niveau d’activité physique pendant 7 jours. Quand une athlète me dit qu’elle pousse suffisamment en musculation, je lui réponds en testant sa force et en lui fournissant des charges d’entraînement. La reprogrammation passe par le réajustement des perceptions en fonction de valeurs objectives. L’entraîné doit complètement réapprendre à s’entraîner, à bouger, à vivre. Ceci ne veut pas forcément dire que tout ce que l’entraîné faisait auparavant était faux, seulement qu’il est impératif de s’assurer que tout était bien (ce qui n’est assurément pas le cas, car sinon, l’entraîné n’aurait pas consulté l’entraîneur…).

Exemple de mesures objectives :

–  Quantification de l’activité physique par accélérométrie

– Analyse de la composition corporelle par mesures anthropométriques selon un protocole rigoureux

–  Analyse de la capacité aérobie par échanges gazeux

– Analyse de la force musculaire (dynamomètre ou tests de force 1RM selon un protocole rigoureux)

– Analyse de la flexibilité (Amplitude passive et active à chaque articulation)

Exemple d’utilisation de mesures objectives pour paramétrer l’entraînement :

– Augmentation du nombre de minutes d’activité physique quotidienne en fonction des résultats obtenus aux mesures d’accélérométrie (compréhension de l’importance du 24 h)

– Identification et quantification des changements de composition corporelle requis (modification à la masse grasse et à la masse musculaire et à partir du désastreux % de gras)

– Identification des plages d’intensité d’entraînement aérobie à l’aide de paramètres objectifs (vitesse en fonction, puissance en Watts, en kcal/min selon le % de la capacité aérobie visé)

– Identification des paramètres de surcharge en musculation (utilisation des résultats aux tests de 1RM pour déterminer les charges d’entraînements)

–  Identification des amplitudes nécessaires au développement de la flexibilité en fonction des résultats obtenus aux mesures de flexibilité active et passive

Étape 3 : Vivre l’adversité

Que ce soit en compétition ou bien à travers le quotidien, chaque entraîné doit passer par une période d’adversité. Pour l’athlète, cela se traduit par apprendre à perdre, connaître la défaite afin de la maîtriser. Pour l’adepte du conditionnement physique, cela se traduit par l’acceptation que la prévision initiale de 6 entraînements semaines jumelés à la vie de famille et le travail n’est peut-être pas réaliste. Dans ces deux cas, il s’agit d’une étape essentielle afin de pouvoir espérer pleinement profiter des  deux dernières étapes. Sans l’adversité, la victoire n’est qu’un cadeau. Sans l’adversité, l’atteinte des objectifs n’est qu’une banalité mondaine. Ce n’est pas dans la victoire que l’on reconnait les plus grands athlètes, mais dans leur capacité à vivre la défaite pour donner naissance à la victoire.

Je vous invite à visionner l’épisode 3 et l’épisode 4 de la série Les Valkyries pour pleinement comprendre le sens de cette étape.

Étape 4 : La conversion et la compréhension

Après avoir canalisé sa motivation dans un élan de changement, après avoir vécu l’adversité, il faut être en mesure d’intégrer l’ensemble des apprentissages et des expériences dans son mode de vie. Il ne faut plus faire l’effort de changer, il faut apprécier et désirer l’effort du changement. À ce stade, le quotidien devient le vecteur de réussite. La vie, les objectifs et la réalité du quotidien sont parfaitement orchestrés afin de permettre de poursuivre le cheminement. L’étape de conversion se définit très bien à l’aide des mesures objectives. Par exemple, la mesure de l’activité physique par accélérométrie révèle une intégration de l’activité physique au quotidien. Lorsque l’entraîné pense ne pas bouger suffisamment, les chiffres indiquent qu’il bouge plus que lors de la mesure initiale. L’entraîné est devenu une personne active non pas uniquement grâce à son entraînement, mais également grâce à son quotidien et à l’intégration du changement. Il en va de même pour l’athlète qui devient un modèle de symbiose entre les différentes sphères de sa vie et celles de la performance. Un véritable équilibre dynamique. Mieux encore, tant l’entraîné que l’athlète comprend ce qu’il fait, car il possède un nouveau bagage de connaissances qui favorisent le développement au lieu de l’emprisonner dans un carcan de mythes et de fausses croyances.

Étape 5 : L’épanouissement

Cette étape arrive souvent lorsqu’on s’y attend le moins, mais elle ne peut survenir que si les étapes précédentes ont été complétées. Il ne s’agit pas nécessairement d’une consécration populaire, la victoire peut très souvent passer à l’écart des feux des projecteurs. Cependant, le passage de chacune de ses étapes assure une victoire qui laisse des traces indélébiles au fond de chacun. C’est le genre de victoire qui inspire autrui, qui permet à tous et chacun de croire qu’il est possible de changer pour le mieux.

Le 5 novembre 2011, j’ai eu l’opportunité d’assister à cet épanouissement.

Je tiens à féliciter Laura Stevenson pour l’obtention du convoité titre de Miss Pro Figure Universe IDFA 2011 et d’être seulement la deuxième Québécoise à remporter le titre. Cependant, outre le titre, la prestation de Laura transcende un passage réussi à chacune des étapes ci-haut mentionnées. Que ton talent et tes efforts soient reconnus à leur juste valeur!

Je tiens à féliciter Priscille Guerrier pour avoir réussi à effectuer un retour à la compétition en 2011 et avoir dépassé toutes les attentes en remportant sa carte professionnelle IDFA en Fitness Model. Plus encore, elle a établi de nouvelles normes en matière de présentation artistique et de prestance scénique.

Je tiens à féliciter Nathalie Guerrier pour s’être efforcée à accepter le changement et à repousser ses limites. Sa cinquième place aux championnats du monde IDFA 2011 dans la catégorie Figure Open démontre sans équivoque son potentiel et sa volonté de progresser.

Pour leur saison 2011, je tiens également à féliciter Lyne Desjardins, Nellie Bilodeau, Julie Champagne et Andréane Fournier pour s’être lancées dans le vide (pour la deuxième fois dans certains cas) et avoir accueilli le changement avec succès. Apprendre à voler n’est pas sans risque, mais vous avez démontré que vous étiez en mesure de prendre les coups et de vous relever. Vous êtes une source d’inspiration pour plusieurs.

La pièce est jouée pour mes athlètes en 2011. Acta est fabula.

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