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Athlètes ou modèles de « showroom »?

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Est-ce que la victoire passe par la première place ?

À l’approche d’une autre compétition de fitness je me suis surpris à réfléchir sur ce que pouvait/devait représenter une athlète de fitness (ou un athlète, mais, comme je n’ai que des athlètes féminines en compétition, j’utiliserai le féminin). La réflexion a pris naissance suite à des échanges avec quelques entraîneurs du milieu portant sur la préparation de ces athlètes. On m’a lancé les classiques : la nutrition, c’est 80 % du travail, il faut utiliser les bons suppléments au bon moment, il faut un bon équilibre hormonal, etc.

Après une heure ou deux, j’ai réalisé que le groupe n’avait pratiquement pas souligné 2 éléments. Le premier, les qualités de l’athlète et le second, l’entraînement. Nous n’échangions que sur ce que devait consommer l’athlète afin de performer. Je dois, avant de poursuivre, m’excuser auprès de ce groupe d’entraîneurs (qui se reconnaitront sûrement) pour avoir rapidement mis fin à ma collaboration et de les avoir si brusquement quitté. J’étais troublé, désolé.

En sommes-nous rendus là? Est-ce que l’essentiel de la réussite d’une athlète de fitness (ici, j’inclus fitness, figure, fitness model et tout le tralala) ne fait que passer par une habile mixture de suppléments? Mais où sont donc passés l’art et la science de l’entraînement? Est-ce que la réussite passe par de la déshydratation sévère, des carences alimentaires importantes, une petite gorgée de vin rouge avant d’entrer sur scène et une panacée de suppléments? J’espère ne pas être le seul à croire que non.

Ceux qui me connaissent savent très bien que j’éprouve une immense fierté devant le cheminement et l’épanouissement de mes athlètes plutôt que dans leur classement. Plusieurs confrères et consœurs entraîneurs du milieu diront que c’est pour mieux accepter un classement défavorable et essayer de sortir la tête haute d’une compétition désastreuse (bref, une attitude de looser). Peut-être. Mais, il n’en demeure pas moins que ce que j’apprécie le plus d’une compétition, c’est la dernière évaluation (habituellement la veille de l’événement) où je peux constater si l’athlète a atteint ses objectifs de composition corporelle. L’athlète, pas les suppléments.

Ces chiffres sont, dans un premier temps, analysés froidement en comparant les valeurs souhaitées aux valeurs réelles. Ensuite, un second traitement des données est effectué qui met en perspective le cheminement de l’athlète à travers les dédales de sa préparation. Un portrait d’ensemble, une contemplation du paysage qui est composé par une multitude de facteurs. Comment sommes-nous arrivés où nous sommes? J’utilise le nous, car il s’agit d’un parcours commun avec ses hauts et ses bas où l’athlète et moi devons cheminer. L’athlète fait du bon et du moins bon, je fais du bon et du moins bon et le cumul nous donne ce que nous mesurons la veille de la compétition.

Ce mode de fonctionnement m’a forcé de réaliser au fil des années que les multiples facettes qui composent l’athlète sont en réalité les fondations de la performance. Par performance, je ne parle pas de classement, mais plutôt d’accomplissement. De constater l’évolution et l’épanouissement de l’être humain derrière l’athlète n’a pas de prix (dans tous les sens du terme, car, il n’y a effectivement pas de trophée ou de médaille pour ça). Et ça, ce ne sont pas les suppléments ou la nutrition qui en sont la cause (détrompez-vous, je ne suis pas contre les aides ergogènes, je trouve seulement désolant que cela devienne le seul facteur de réussite).

Le monde du fitness est orienté vers la performance qui se concrétise par un classement. Finir première signifie être la meilleure. Pour y arriver, trop souvent, la fin justifie les moyens. Pour ajouter l’insulte à l’injure (ou l’inverse si vous préférez), plusieurs entraîneurs tentent subtilement de revendiquer une approche immaculée, une approche santé que l’ensemble de la population pourrait embrasser et par le fait même, améliorer leur santé et leur qualité de vie. Pourtant, quand nous regardons plus attentivement ce mode de vie, nous pouvons y apercevoir une certaine hypocrisie. Les actes ne correspondent pas aux paroles. On accumule les « oui, mais ». Bref, sans le poulet bouilli et les brocolis à tous les jours, les “fat burner” et j’en passe, on n’arrive pas au même résultat.

Aucune de mes athlètes ne consomme de produits stimulants (les fameux fat burner), je tolère le café et encore. Nous avons habituellement recours à une boisson de récupération après l’entraînement . À quelques moments dans l’année, nous pouvons utiliser de la créatine afin de contribuer à stimuler une progression moins rapide que prévue. Si j’avais à mettre un pourcentage sur l’importance de ces suppléments, j’irais avancer un maigre 10 ou 15 %. Mais, c’est sans hésiter que j’affirmerais que 100 % de la réussite et l’atteinte des objectifs passe par l’athlète et son entraîneur. La synergie entre les deux parties permet une croissance et un épanouissement qui est plus vaste qu’une simple performance. Pourquoi? Parce que la discipline, le dévouement, l’intelligence et les connaissances permettent de grandes choses. Elles permettent d’inspirer les gens.

La différence entre une athlète qui termine première et une athlète épanouie qui atteint ses objectifs se situe exactement là. La première sera admirée voir enviée alors que la seconde servira de source d’inspiration à tous ceux qui assisteront à sa performance. Gagner ne signifie pas toujours finir première. Le vrai sens de la victoire réside dans l’accomplissement de soi et dans le rayonnement de sa démarche auprès d’autrui. Si jamais vous assistez à une compétition de fitness, ne vous gênez pas pour applaudir la première place, mais n’oubliez pas que chaque athlète a son histoire que vous gagneriez sûrement à connaître. Si ça vous intéresse, il y a une compétition le 12 mai prochain à Montréal

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