La science n’est contre personne, pas même le Pr Raoult

Pr Raoult

Comprendre la science n’est pas toujours facile. Ironiquement, la vocation de la science est de nous permettre de comprendre. La pandémie associée à la COVID-19 est un bel exemple où la science se retrouve mêlée à des luttes politiques, d’égos et possiblement économiques. La population réclame une solution et celle-ci semble avoir pris la forme du traitement combiné à l’hydroxychloroquine et l’azithromycine proposé par le Pr Raoult. Ce dernier a mis de l’avant quelques publications afin de démontrer l’efficacité du traitement. Efficace, simple et pas cher. De quoi faire rêver n’importe qui atteint de la COVID-19.

Pourtant, les grandes instances médicales se sont montrées prudentes face aux résultats obtenus par le Pr Raoult et ses conclusions préliminaires. Il n’en fallait pas plus pour crier à la conspiration de Big Pharma qui souhaiterait étouffer ce traitement parce qu’il n’est pas assez rentable pour elle. Avant de sombrer dans les théories conspirationnistes, voyons voir ce qui pourrait expliquer cette prudence face à ce traitement.

D’emblée, je tiens à mentionner que je ne connais pas personnellement le Pr Raoult, que je ne conduis pas de recherche en infectiologie, immunologie ou tout autre domaine connexe qui pourrait faire concurrence aux projets du Raoult et son équipe. Également, je ne suis pas infecté à la COVID-19 (je touche du bois) et je ne connais pas personnellement des gens atteints de la COVID-19 (je douche doublement du bois). Toutefois, plusieurs personnes de mon entourage sont considérées comme étant à risque de complications graves si infectées à la COVID-19 (je touche triplement du bois). Je ne suis pas pour ou contre un traitement en particulier.

Est-ce que le traitement proposé par le Pr Raoult est efficace ?

Actuellement, aucun traitement n’est reconnu comme « efficace » contre la COVID-19. On offre des soins de supports afin de faciliter une guérison chez les patients atteints. Pour la majorité des personnes infectées à la COVID-19 (>90 %), la guérison se fera naturellement sur une période approximative de 20 jours. À ce jour (fin mars 2020), des 1 014 499 cas d’infections recensés, 711 624 (95 %) présentent de légers symptômes et 37 698 (5 %) sont dans un état sérieux ou critique. Le taux de mortalité chez les personnes admises à l’hôpital est estimé à 15 % et le temps écoulé entre l’apparition des symptômes et le décès est d’approximativement 14 jours. Dans l’ensemble, le taux de mortalité mondial associé au virus est estimé à 3,4 %.

Si nous prenons un groupe de 20 personnes infectées à la COVID-19, 0,68 va en décéder et ~1 sera hospitalisée avec des complications sérieuses. Les autres vont s’en sortir naturellement.

Préparez-vous pour quelques chiffres, mais restez concentrés…

Le Pr Raoult a présenté les résultats de son traitement (hydroxychloroquine seule et hydroxychloroquine plus azithromycine) avec une première série de données. Initialement, 42 patients ont été recrutés dans l’étude dont 26 ont reçu le traitement combiné et 16 ont agi comme groupe contrôle (pas de traitement). De l’ensemble, 41,7 des patients étaient des hommes et 58,3 % des femmes. L’âge moyen des patients était de 45,1 ans.

Des patients ayant reçu le traitement, initialement 2 étaient asymptomatiques, 12 présentaient des symptômes d’infection des voies respiratoires supérieures et 6 présentaient des symptômes d’infection des voies respiratoires inférieures. Du groupe contrôle, 4 étaient asymptomatiques, 10 présentaient des symptômes d’infection des voies respiratoires supérieures et 2 présentaient des symptômes d’infection des voies respiratoires inférieures.

Six patients ayant reçu le traitement combiné ont été exclus des analyses pour cause d’une cessation prématurée des traitements. Les raisons pour la cessation prématurée étaient : 3 patients ont été transférés aux soins intensifs (1 patient transféré 1 journée après l’inclusion dans le protocole, 1 patient transféré 2 jours après l’inclusion dans le protocole, 1 patient transféré 4 jours après l’inclusion, 1 patient est décédé 3 jours après l’inclusion et 1 patient a décidé de quitter l’étude).

Après 6 jours d’inclusion dans l’étude, 14 des 20 patients ayant reçu un traitement (8 sur 14 hydroxychloroquine seule et 6 sur 6 avec hydroxychloroquine et l’azithromycine) étaient classés comme négatifs (charge virale négligeable). L’article conclut alors que :

We therefore recommend that COVID-19 patients be treated with hydroxychloroquine and azithromycin to cure their infection and to limit the transmission of the virus to other people in order to curb the spread of COVID-19 in the world.

Toutefois, il faut être prudent dans l’analyse de ces données. Plusieurs ont noté quelques anomalies dans certaines valeurs clés (voir ce lien pour plus d’informations) alors que d’autres ont souligné la particularité des exclusions. Si nous nous attardons sur ce dernier point, des 26 participants ayant accès au traitement, 5 ont été transférés aux soins intensifs ce qui représente 19 % de cas comparativement au 5 % rapporté mondialement. Malheureusement, 1 patient est décédé, ce qui représente 3,8 % de l’ensemble du groupe alors que le taux de mortalité mondial est chiffré à 3,4 %.

Bien que le traitement ait démontré de meilleurs résultats au niveau de la charge virale que chez le groupe contrôle, la performance du traitement dans son ensemble ne semble pas forcément plus efficace que ce qui se fait actuellement/naturellement.

Est-ce que ça veut dire que le traitement est bidon ?

Pas du tout. On ne peut pas affirmer que le traitement proposé par le Pr Raoult est bidon, mais on ne peut pas conclure qu’il s’agit d’un traitement efficace à partir des données présentées. On ne peut pas décider, à partir de tels résultats, de recommander ce traitement à grande échelle. Ça prend un peu plus de données. Pas nécessairement beaucoup plus, mais plus de données et surtout des données exemptes d’anomalies (j’y reviendrai plus tard).

Pourquoi attendre ?

Parce que l’hydroxychloroquine et l’azithromycine sont des médicaments qui ont des effets secondaires et qui ne sont pas disponibles en quantités infinies. Bien que les effets secondaires plus graves soient relativement rares, l’utilisation à grande échelle est malheureusement liée à la loi des statistiques. Plus on utilisera les médicaments sur un grand nombre d’individus, plus il y aura d’effets secondaires. Il faut également considérer les patients ayant besoin de ce traitement pour d’autres conditions qui ne pourront possiblement pas en bénéficier pour un certains temps.

Le traitement ne doit pas être plus problématique que la maladie que le Président Trump disait…

Alors, avant de se lancer dans le saupoudrage d’hydroxychloroquine et d’azithromycine dans l’eau potable, il serait mieux de s’assurer de l’efficacité du traitement.

Pourquoi tant d’hésitation et de haine envers le Pr Raoult?

Les débats sont enflammés autour du traitement proposé par le Pr Raoult et les émotions sont vives tant du côté de ces partisans que de ces détracteurs. Du côté des détracteurs, je trouve plutôt sain qu’il y ait beaucoup d’animosité. Pourquoi ? Parce que cela permettra de mettre à jour toutes les failles et les erreurs potentielles associées au traitement. Au final, ce qui va en sortir devra être efficace et pour le mieux de la société. Que les données du Pr Raoult soient analysées et passées au peigne fin est la moindre des choses. Oui, nous devons questionner ses résultats afin de nous assurer que le traitement est réellement efficace.

Sur une note plus triste, c’est malheureusement le Pr Raoult qui a été l’artisan de toute cette méfiance. En recherche, il y a un crime que vous ne pouvez pas commettre, c’est celui de la fraude scientifique. On ne peut pas entacher l’intégrité de données scientifiques, croyez-moi, c’est un crime majeur et impardonnable dans le monde de la recherche. Le Pr Raoult a été associé par le passé à quelques « anomalies » de données dans certaines de ses publications (https://pubpeer.com/publications/17FFAA6A308B1C585F5B858270E602, https://pubpeer.com/publications/D2FBE34F49E965A8BE6730E531E9F1, https://pubpeer.com/publications/E71C8E0323F9C4335AFEAC9E28BD76 , https://pubpeer.com/publications/D9D639AA02B5C7D35C9DB3B5D76A09 , https://pubpeer.com/publications/194DCC4CD101B439EB38A69AC2B3DE ). Erreurs ou malversations, ce genre de truc pardonne rarement. Ce drapeau rouge signifie qu’il est important de faire preuve de prudence, de rigueur scientifique et surtout de questionner abondamment les résultats du Pr Raoult. Cela signifie également qu’il faut que d’autres unités de recherche reproduisent le protocole proposé par le Pr Raoult et que leurs résultats soient concluants avant que nous puissions considérer le traitement à plus grande échelle.

Oui, des personnes vont mourir d’ici là. Non, ce n’est pas la faute à Big Pharma ou encore à la haute classe politique. Le Pr Raoult a été le seul artisan de cette lenteur par sa façon de procéder actuelle et passée.

J’espère de tout cœur qu’on sera en mesure de mettre en place un traitement efficace afin de contrer la pandémie, que ce soit celui proposé par le Pr Raoult ou un autre. D’ici ce temps, arrêtons de nous invectiver, de propager la haine et revenons à ce que la science peut nous offrir de mieux : la vérité. Laissons les scientifiques agir de la meilleure façon possible et aiguisons nos connaissances ainsi que notre esprit critique afin d’être en mesure de mieux comprendre les informations que nous recevons et que nous propageons.

Quelques lectures intéressantes pour mieux comprendre les statistiques (ça sauve des vies ! – je n’aurais jamais cru écrire ça un jour-)

Introduction to the new statistics

https://routledgetextbooks.com/textbooks/9781138825529/

Tutoriel sur les statistiques

https://explorable.com/fr/tutoriel-sur-les-statistiques

Exercice, nutrition et système immunitaire

exercice, nutrition, système immunitaire

Est-ce que l’on peut prévenir les infections et stimuler notre système immunitaire grâce à l’exercice ou encore grâce à la nutrition ? Nombreuses sont les revendications faisant état des bienfaits de X ou Y aliments ou encore de A, B ou C entraînement pour stimuler votre système immunitaire. Plusieurs y verront une opportunité de faire de l’argent avec la peur des gens.

En fait, il est vrai que l’alimentation a un effet sur notre système immunitaire, tout comme l’exercice physique. Cependant, ça ne veut pas dire que grâce à la nutrition et l’exercice nous pouvons bénéficier d’une immunité complète face à toute infection, microbe et cie. Comme dans bien des choses, on tire des conclusions parfois trop hâtives.

Nutrition

Avoir une nutrition exemplaire qui répond à la totalité de nos besoins nutritionnels est une excellente chose. L’inverse s’avère problématique: une nutrition inadéquate entraîne des conséquences fâcheuses pour l’organisme et la santé en général. Par exemple, un état de déficit énergétique prolongé et/ou des carences nutritionnelles menant progressivement vers un état de malnutrition entraînent une suppression importante de nos capacités immunitaires. Toutefois, ce n’est pas parce que des carences quantitatives et qualitatives affectent négativement le système immunitaire et la santé que l’opposé est vrai. Une nutrition exemplaire permet d’avoir un système immunitaire qui ne manque pas de ressources pour faire son travail. Ce n’est pas parce que l’on fournit tout ce dont un employé a besoin pour faire son travail que ce dernier travaillera comme dix employés et fera faire fortune à l’entreprise. Notre système immunitaire est limité dans sa capacité de réponse, ce qui fait que nous ne sommes pas invulnérables aux maladies infectieuses (ce n’est pas en mangeant bien et en faisant de l’exercice que l’on guérit du VIH). Il ne suffit pas de bien manger pour être immunisé. Mais, l’inverse est définitivement problématique, un état dénutri nous rend nettement plus vulnérables pour une grande quantité de petites bestioles ravageuses.

Lorsque les probabilités d’être exposé à des virus et cie sont fortes, il est préférable de chercher à diversifier son alimentation et à éviter les restrictions caloriques importantes (comme dans le cas de personnes souhaitant perdre du poids). Il est donc préférable de maintenir son poids pendant ces périodes plutôt que de cherche à perdre rapidement des kilos en trop. Il est aussi souhaitable d’ingérer une très grande variété d’aliments provenant de sources différentes (fruits, légumes, volaille, poisson, viande, produits céréaliers, etc.). Une alimentation suffisante en énergie et diversifiée vous procure les meilleures chances de ne manquer de rien.

Ça implique aussi que les régimes alimentaires qui limitent les apports en certains aliments limitent la quantité et la diversité des nutriments que nous pouvons consommer. Ça ne veut pas dire que c’est mauvais, ça veut simplement dire que moins nous pouvons consommer des aliments, plus le risque est important de se retrouver face à des carences. Si vous suivez un régime alimentaire avec exclusion (végé, keto, etc.), vous devez vous assurer de bénéficier d’apports nutritionnels adéquats pour répondre à vos besoins. Il est donc préférable d’éviter de se lancer à l’improviste dans ce type de projet sans le support d’un professionnel de la santé compétent. Surtout en période où le risque de contagion est élevé.

Ne pas manquer de calories, donc on peut manger à volonté de tout ? Si l’envie de vous gaver afin d’assurer un apport énergétique bien au-dessus de vos besoins vous traverse l’esprit, sachez que ça peut devenir tout aussi problématique pour votre système immunitaire. L’augmentation de votre masse grasse, à la suite d’un surplus énergétique plus ou moins prolongé, entraîne des modifications hormonales qui peuvent à leur tour influencer certains éléments du système immunitaire. Afin d’éviter des perturbations au niveau de votre immunité, il est préférable de miser sur un poids stable avec un niveau de masse grasse adéquat (ni trop haut, ni trop bas).

À retenir : il est mieux de bien se nourrir en quantité et en qualité suffisantes afin d’avoir suffisamment de ressources nutritionnelles pour faire face aux éventualités de la vie (comme certains virus).

Exercice

Le système immunitaire et l’exercice sont étroitement reliés. Les paramètres d’entraînement ont un impact sur notre système immunitaire. Il est possible d’observer des réponses aiguës (rapides et transitoires) et chroniques du système immunitaire suite à l’exercice. Il est important de demeurer prudent lorsque l’on observe ces réponses, plus particulièrement les réponses aiguës.

Un mode de vie actif et peu sédentaire est associé à un risque plus faible de contracter des maladies infectieuses (virales et bactériennes). La pratique régulière d’activités physiques sur plusieurs années semble conférer un effet protecteur face aux infections. Bouger, bouger régulièrement, bouger sur plusieurs années.

Les effets aigus de l’exercice sur le système immunitaire et les risques d’infections sont plus difficiles à cerner. Pendant de nombreuses années (depuis les années 1990), il était question de la présence d’une fenêtre d’immunosuppression post effort où l’organisme est particulièrement vulnérable aux infections opportunistes. Certaines études avaient observé des perturbations importantes du système immunitaire à la suite d’efforts aérobies à haute intensité. Pendant quelques heures suivant la cessation de l’effort, on a conclu que les perturbations observées étaient synonymes d’un système immunitaire temporairement compromis. Des observations réalisées chez des coureurs lors de différents événements ont permis de recenser une quantité plus élevée de coureurs présentant des symptômes d’infection des voies respiratoires supérieures. On pouvait également distinguer une proportion plus importante de symptômes d’infections des voies respiratoires supérieures chez les coureurs plus rapides comparativement aux coureurs plus lents. Il n’en fallait pas plus pour conclure que l’entraînement aérobie à une intensité élevée pendant une période prolongée compromettait le système immunitaire. Possible, mais….

Les études menant à ces conclusions n’ont pas effectué d’analyse pour déterminer le type et la nature des symptômes, elles se sont basées sur des informations rapportées par les coureurs. Il n’est pas impossible que les symptômes observés puissent avoir été causés par d’autres éléments qui ne seraient pas attribuables à un système immunitaire compromis (allergies, asthme, traumatisme des cellules épithéliales causé par l’augmentation de la ventilation, exposition au froid, etc.). Et, il ne faut pas oublier que le simple fait d’être présent à l’intérieur d’une foule de plusieurs milliers d’individus qui projettent allègrement multiples gouttelettes et vapeur d’eau est un risque en soi…

En fait, il semblerait que l’incidence d’infection chez les athlètes d’endurance ne soit pas nécessairement plus élevée, certaines études rapportant même que le risque de contracter une infection des voies respiratoires supérieures est inversement proportionnel aux heures d’entraînement chez les coureurs.

Peut-on conclure que plus on s’entraîne, meilleure sera notre immunité ?

Oui, mais ça serait une erreur.

Si l’idée vous prenait d’augmenter de façon importante votre entraînement afin de stimuler votre système immunitaire, vous feriez mieux d’y réfléchir un peu plus longuement. Un élément clé de tout entraînement réside dans l’étroite relation entre notre capacité à nous entraîner (sollicitation) et notre capacité à récupérer (récupération). Lorsque le niveau de sollicitation dépasse les capacités de récupération, on fait face à une phase de régression physiologique. L’organisme n’a pas les ressources pour répondre à la demande. Ce déficit est lourd de conséquences pour plusieurs processus métaboliques dont l’immunité. Lorsque l’organisme entre dans une phase de régression induite par un déséquilibre entre la sollicitation et la récupération, on observe une suppression graduelle du système immunitaire et une augmentation de la vulnérabilité aux infections opportunistes.

Comme je le mentionne souvent, en entraînement, trop, c’est toujours pire que pas assez.

À retenir : Avant d’augmenter la difficulté d’un programme d’entraînement, il faut s’assurer que stratégie de récupération adéquate est en place.

Quoi faire pour éviter de tomber malade ?

  • La première chose est de suivre les recommandations d’hygiène de base et les recommandations spécifiques émanant des organismes qualifiés et compétents (non s’injecter du jus de citron dans les narines n’est pas un moyen efficace pour contrer les infections des voies respiratoires…).
  • Ensuite, ne pas croire que vous pouvez « booster » votre système immunitaire comme Pac-Man qui mange une cerise. Ça, c’est déjà un énorme pas dans la bonne direction.
  • Vous assurez de bien manger une quantité suffisante d’aliments de qualité et de varier le plus possible votre alimentation.
  • Être actif, bouger régulièrement, avoir du plaisir et améliorer sa condition physique. Si vous devenez meilleur dans votre activité et que vous avez du plaisir à le faire, les chances sont que vous allez dans la bonne direction. Si vous n’avez pas de plaisir et vous ne vous améliorez pas, il y a des risques que les choses n’aillent pas très bien et que vous soyez à risque d’épuisement.
  • Éviter d’être trop assis. Vous devriez minimiser votre temps assis et chercher à éviter d’être assis pour 60 minutes consécutives. Pas besoin de s’entraîner, seulement de se lever et de marcher un peu toutes les heures.
  • S’assurer de bien récupérer. Se coucher à des heures régulières et « respectables ». Dormir approximativement 8 h par nuit. Ne pas s’exposer à des écrans au moins 30 min avant d’aller se coucher. Avoir une routine de sommeil établie et régulière chaque soir.
  • Maintenir votre poids stable, dans une zone santé si possible, en présence de risque de contagion accru.

Oui, on pourrait en mettre beaucoup d’autres.

Non, ces recommandations ne vont pas « booster » votre système immunitaire, elles ne feront que l’aider à fonctionner comme il est capable de fonctionner.

Profitez du plein air, profitez des opportunités pour essayer de nouvelles activités, de nouveaux aliments et avoir du plaisir à le faire.

Continuons nos efforts pour limiter la progression de la COVID19. Voici une petite animation qui permet de croire que pour l’instant nos efforts porte fruits.

Courbe de progression de la COVID19

Références (des lectures vraiment intéressantes…)

  1. Ozemek C, Erlandson KM, Jankowski CM. Physical activity and exercise to improve cardiovascular health for adults living with HIV. Prog Cardiovasc Dis. 2020.
  2. Nieman DC, Wentz LM. The compelling link between physical activity and the body’s defense system. J Sport Health Sci. 2019;8(3):201-217.
  3. Ulrich CM, Himbert C, Holowatyj AN, et al. Energy balance and gastrointestinal cancer: risk, interventions, outcomes and mechanisms. Nature reviews Gastroenterology & hepatology. 2018;15(11):683-698.
  4. Sellami M, Gasmi M, Denham J, et al. Effects of Acute and Chronic Exercise on Immunological Parameters in the Elderly Aged: Can Physical Activity Counteract the Effects of Aging? Front Immunol. 2018;9:2187.
  5. Campbell JP, Turner JE. Debunking the Myth of Exercise-Induced Immune Suppression: Redefining the Impact of Exercise on Immunological Health Across the Lifespan. Front Immunol. 2018;9:648.
  6. Turner JE. Is immunosenescence influenced by our lifetime « dose » of exercise? Biogerontology. 2016;17(3):581-602.
  7. Siedlik JA, Benedict SH, Landes EJ, et al. Acute bouts of exercise induce a suppressive effect on lymphocyte proliferation in human subjects: A meta-analysis. Brain Behav Immun. 2016;56:343-351.
  8. Simpson RJ, Kunz H, Agha N, et al. Exercise and the Regulation of Immune Functions. Prog Mol Biol Transl Sci. 2015;135:355-380.
  9. Strasser B, Volaklis K, Fuchs D, et al. Role of Dietary Protein and Muscular Fitness on Longevity and Aging. Aging Dis. 2018;9(1):119-132.
  10. Soldati L, Di Renzo L, Jirillo E, et al. The influence of diet on anti-cancer immune responsiveness. J Transl Med. 2018;16(1):75.
  11. Alwarawrah Y, Kiernan K, MacIver NJ. Changes in Nutritional Status Impact Immune Cell Metabolism and Function. Front Immunol. 2018;9:1055.
  12. Yaqoob P. Ageing alters the impact of nutrition on immune function. Proc Nutr Soc. 2017;76(3):347-351.

Grossophobie ou non?

Grossophobie

Le Petit Larousse définit la grossophobie comme suit :  « Attitude de stigmatisation, de discrimination envers les personnes obèses ou en surpoids ». Wikipédia fournit cette définition : « La grossophobie désigne l’ensemble des comportements, discriminations et des oppressions manifestés à l’encontre des personnes grosses (en surpoids ou obèses) dans différents aspects de la vie quotidienne. Ces aspects incluent notamment les relations interpersonnelles, l’emploi (entretien d’embauche), les soins … Lire la suite Grossophobie ou non?

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