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Fable de Noël

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Vive la communication entre professionnels !

Quoi de mieux que le temps des Fêtes pour illustrer mes propos à l’aide d’une fable obscure de mon cru? Commençons avec le classique Il était une fois…

 

Il était une fois dans le lointain Grand Nord, l’usine du Père Noël (on n’en est plus au simple atelier, la population mondiale est beaucoup trop importante). Ce haut lieu de création ludique était animé par les dynamiques et infatigables lutins du Père Noël. Cependant, devant l’arrivée à grands pas du temps des Fêtes, une problématique de taille accablait le bon vieux Père Noël. Les lutins responsables de la liste des cadeaux n’avaient plus de contact professionnel avec les lutins responsables de la production des jouets. Suite à des changements professionnels induits par l’Union des Lutins Producteurs de Jouets de Noël (ULPJN) et l’Association des Lutins Analystes des Bonnes Actions des Enfants (ALABAE), les deux regroupements de lutins n’avaient plus de contacts professionnels, ils étaient limités à des contacts amicaux à la cafétéria de l’usine (quoi? Faut bien qu’ils mangent ces lutins).

Le résultat était que la ligne de production n’arrivait pas à être coordonnée avec le carnet de commandes. Or, sans une coordination efficace entre ces deux départements, il est impossible de s’assurer que tous les enfants qui le méritent reçoivent leur cadeau méritoire ou qu’il y ait un surplus de cadeaux à l’usine (c’est aussi très grave, car cela modifie l’offre et la demande et les compagnies telles Wal-Mart et Toy-R-Us n’aiment vraiment pas ce genre de truc). Que faire? Comment arriver à sauver Noël? Est-ce la fin de cette fête heureuse et festive (je sens plusieurs PDG de grandes compagnies très inquiets…)?

À bien y penser, il faudrait réunir les deux départements et s’assurer que leur travail respectif soit effectué de façon conjointe et non concurrentielle (syndicats et égo obligent). Quelle brillante idée! Synchroniser les opérations, jumeler les forces de chacun des départements afin que la synergie ainsi créée puisse profiter à tous les enfants du monde. Mais, comment réussir ce coup de maître?

Dans un premier temps, il faut assurer des canaux de communication clairs, transparents et efficaces afin que les actions puissent être synchronisées. Ensuite, il importe que toutes les associations respectent leur travail respectif et connaissent les limitent de leur action. Et finalement, il faut prévoir des rencontres à intervalles réguliers pour mettre en place des ajustements au besoin.

Grâce à ces règles simples et cette façon synergique de travailler, les lutins du Père Noël réussirent à sauver le Noël des enfants et par le fait même leur emploi (parce que les ouvertures de poste pour les lutins, c’est plutôt rare).

Non, je n’ai pas abusé du EggNog. Cette petite fable simpliste illustre à merveille la problématique qui afflige les différents professionnels de la santé qui s’attaquent au surpoids et à l’obésité qui affligent la population. J’entends bien le discours de plusieurs de ces professionnels qui soulignent l’importance du travail soutenu par une approche multidisciplinaire, mais la réalité du terrain me semble toute autre. J’observe beaucoup de travail en silos (on est sur la même ferme, mais on ne communique pas). Bref, plusieurs médecins mentionnent avec fierté qu’ils travaillent avec des nutritionnistes et des kinésiologues dans leur clinique. Cependant, la réalité c’est que chacun agit avec son approche en même temps que l’autre, mais pas de façon synergique. Pourquoi? Je m’avance… Possiblement parce que chaque professionnel n’a qu’une compréhension limitée de la profession de l’autre. Le résultat est que trop souvent le travail de professionnel est réduit à un rôle de technicien unidimensionnel (le médecin diagnostique, la nutritionniste parle de popotte et le kinésiologuqe fait bouger). Oui, je sais, certains professionnels me diront qu’ils se rencontrent régulièrement lors de réunion pour coordonner leur travail. Moi, je ne parle par de coordination lors de tables de concertation coûteuses et interminables ou de réunions le vendredi après-midi pour couper la journée. Je parle d’un travail coordonné sur le terrain où il existe une fusion quasi indissociable entre les actes de chaque professionnel.

Pire encore, certains professionnels qui affirment travailler en synergie, lancent périodiquement des messages à la population qui affirment le contraire. Encore récemment, un illustre chercheur clamait haut et fort que le gras n’était pas en cause lors de l’obésité, mais, que c’était davantage le sucre. Argh!!!!!! Voilà un superbe exemple de travail en silos, de perspective de borgne et de vision de myope. Moi, être kinésiologue travaillant avec ce chercheur, je démissionne tout juste après avoir mis le feu au labo… Au risque de me répéter, les plus gros consommateurs de sucre (raffiné ou non) sont les athlètes d’endurance. Or, l’incidence de surpoids ou d’obésité n’est pas une préoccupation critique chez cette population pour l’instant… Quand va-t-on comprendre que le surpoids et l’obésité sont issues d’une même adaptation créée par une discordance entre les apports nutritionnels (nutrition) et leurs utilisations (activité physique)? C’est en traitant cette incohérence que l’on risque d’obtenir le plus de succès et non pas en se retranchant derrière sa spécialité et en tentant par des moyens à peine dissimulés de la faire valoir. Alors, intervenants et intervenantes en santé voici ma recette du temps des Fêtes : Un gâteau aux fruits du succès : un peu plus d’humilité, un peu moins d’égo, une bonne dose de respect professionnel pour les collaborateurs et pour finir, une ouverture d’esprit plus importante, voici une recette de Noël qui saura plaire à toute la famille pendant ce temps de réjouissance!

Passez un Joyeux temps des Fêtes, festif à souhait, sans résolution, mais rempli d’actions!

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