Grossophobie

Grossophobie ou non?

Le Petit Larousse définit la grossophobie comme suit :

 « Attitude de stigmatisation, de discrimination envers les personnes obèses ou en surpoids ».

Wikipédia fournit cette définition :

« La grossophobie désigne l’ensemble des comportements, discriminations et des oppressions manifestés à l’encontre des personnes grosses (en surpoids ou obèses) dans différents aspects de la vie quotidienne. Ces aspects incluent notamment les relations interpersonnelles, l’emploi (entretien d’embauche), les soins de santé, l’éducation ou leur image renvoyée par les médias de masse. »

Par exemple, le fait d’avoir des préjugés du genre « les obèses sont gros parce qu’ils mangent trop ou parce qu’ils sont paresseux » envers une personne en surpoids ou obèse est caractérisé comme étant un comportement grossophobe.

Il s’agit d’un sujet extrêmement délicat qui suscite des opinions enflammées de toutes parts.

Dans un premier temps, juger une personne sur son poids n’est pas textuellement interdit en vertu de la Charte canadienne des Droits et Libertés, mais je crois qu’il est possible de faire la part des choses et de comprendre que si c’est mal de discriminer une personne pour ses croyances religieuses ou la couleur de sa peau, c’est également mal de le faire pour sa composition corporelle (qu’elle soit mince ou grosse, moins mince ou moins grosse ou très mince ou très grosse, etc.). Ce genre de discrimination, au même titre que le sexe, l’âge et la religion ne bénéficie nullement la société.

J’aimerais toutefois nuancer le discours croissant qui entoure la grossophobie (personnellement je préfère parler de discrimination basée sur la composition corporelle, je trouve cela plus inclusif). Une tendance émerge et semble mélanger les cartes quelque peu. On ajoute au discours de la discrimination envers les personnes en surpoids ou obèses, discrimination bien réelle et potentiellement lourde de conséquences pour ces personnes, une certaine acceptation frôlant presque l’invitation à être en surpoids ou obèse.

« C’est correct d’être gros »

Il importe de bien expliquer la signification de cette phrase.

« C’est correct d’être gros » dans le sens qu’une personne en surpoids ou obèse est un individu à part entière et qu’il ou elle bénéficie des mêmes droits que l’ensemble de ses concitoyens.

« C’est correct d’être gros » dans le sens qu’une personne en surpoids ou obèse n’est pas pire ou mieux comme personne que n’importe quel quidam. Ce n’est pas le poids qui fait l’individu.

« C’est correct d’être gros » dans le sens qu’une personne en surpoids ou obèse a le droit au bonheur, à la vie et ses plaisirs au même titre que la personne d’à côté.

« C’est correct d’être gros » dans le sens qu’une personne en surpoids ou obèse a le droit au respect et à la dignité au même titre que tous et chacun.

« C’est correct d’être gros » dans le sens que c’est mal de discriminer sur la composition corporelle. Point.

On prend alors le terme discriminer sous la définition suivante :

« Fait de séparer un groupe humain des autres en le traitant plus mal. »

Là où il faut faire preuve d’une rigueur et d’une prudence importantes, c’est lorsque l’on affirme qu’être en surpoids ou obèse n’est en aucun cas problématique. C’est malheureusement faux pour une grande majorité de personnes qui souffrent de surpoids ou d’obésité. J’utilise le terme souffrir comme dans souffrir d’une maladie (le Center for Disease Control américain a statué que l’obésité était une maladie chronique) et non pas comme un symbole de victimisation (une personne obèse peut très bien vivre sa condition, être heureuse, bien dans sa peau, réussir professionnellement, etc. et n’est pas condamnée à la misère et l’indifférence de la vie par son obésité).

Discriminer peut également signifier autre chose :

« Action de discerner, de distinguer les choses les unes des autres avec précision. »

Est-il possible d’avoir une « mauvaise » composition corporelle ?

Il existe des compositions corporelles « adéquates » c’est-à-dire qui sont associées à un minimum de risque pour la santé alors qu’il y a d’autres formats de composition corporelle qui sont associés à des risques plus importants de développer des problèmes de santé. Une masse musculaire insuffisante augmente les risques d’ostéoporose, de perte de capacité fonctionnelle précoce et de décès prématuré1, tandis qu’une masse grasse trop importante augmente les risques de diabètes de type 2, de maladies cardiovasculaires, etc2. Pour des raisons de santé physique et mentale, il peut être important de discriminer, dans le sens de distinguer, les compositions corporelles qui peuvent placer un individu à risque de développer des problèmes de santé.

Oui, c’est possible que « ça ne soit pas correct d’être gros » quand cela réduit notre espérance de vie et notre qualité de vie. Ça ne veut pas dire qu’une personne en surpoids ou obèse n’a pas le droit d’être heureuse et bien dans sa peau. Ça veut simplement et brutalement dire qu’il y a un risque plus important que les choses aillent moins bien côté santé dans un avenir plus ou moins rapproché si notre masse grasse est trop importante. Dans les fêtes foraines, il existe des standards de grandeur pour pouvoir accéder à certains manèges. Cette forme de discrimination n’a pas comme objectif de priver de plaisir et de bonheur un participant qui n’est pas assez grand, mais plutôt de le protéger de risques qu’il pourrait encourir s’il s’installait dans ledit manège. Ses dimensions physiques le placent à risquent d’être éjecté et de subir de violents traumas, on juge donc qu’il est préférable (pour lui) de ne pas pouvoir y accéder. D’informer une personne souffrant de surpoids ou d’obésité qu’elle est à risque de développer des problèmes de santé est une forme de discrimination, mais dont l’objectif et la finalité est le bien-être de l’individu et non pas de la traiter de façon malveillante.

Certains affirment que l’obésité n’est pas si problématique que ça pour la santé et que c’est le discours de l’industrie pharmaceutique (qui veut vendre des médicaments) et l’industrie de la perte de poids (qui veut vendre diète et programme minceur) qui moussent les complications potentielles du surpoids et de l’obésité. Malheureusement, les chiffres sont bien réels. Une personne en surpoids ou obèse est plus à risque de mourir prématurément2. Une fraction de la population en surpoids ou obèse ne semble pas développer de façon aussi claire ou rapide les problèmes de santé communément associés à une masse grasse trop importante. Toutefois, il est très difficile de bien identifier la prévalence de cette sous-population des gens en surpoids ou obèses.

Selon les critères, selon les populations, selon des variables sociodémographiques, on parle de quelques % à près de 70 % des gens en surpoids qui seraient peu ou pas affligés par des complications métaboliques. Lorsque l’on utilise des variables associées étroitement à la mortalité, on tend à observer un pourcentage plus bas que haut3, confirmant la probabilité (pas la certitude) de développer des problèmes de santé lorsque nous sommes en surpoids ou obèses. Bref, statistiquement parlant, il est préférable de ne pas présenter une masse grasse trop importante si on souhaite vivre vieux et en meilleure santé possible.

Ce ne sont pas des opinions, ce n’est pas un jugement de valeur ou encore de la grossophobie. C’est une réalité.

Grossophobie et causes de l’obésité

Dans le discours sur la grossophobie, il est aussi question des causes de l’obésité. Souvent, le discours disculpe la personne en surpoids ou obèse en affirmant que ce n’est pas de sa faute et on balance une donnée d’apparence scientifique. Par exemple, l’obésité est à 70 % génétique ce qui veut dire que pour 70 % des gens il est inutile de chercher à être minces, c’est impossible, car ils sont « programmés pour être gros », être mince n’est pas pour eux.

Être porteur d’un ou de plusieurs gènes ne signifie pas que 1) ce gène sera exprimé et aura quelconque effet et 2) dans le contexte de l’obésité, un gène ne peut pas créer de l’énergie là où il n’y en a pas. Il est possible que le bagage génétique exprimé d’un individu fasse en sorte qu’il lui soit plus aisé de créer un surplus énergétique et de l’entreposer sous forme de gras. Mais, il ne s’agit pas d’une condamnation. C’est un peu comme Spud Web et la NBA: il n’avait pas définitivement pas la génétique idéale pour jouer au basketball et pourtant… Bref, nous avons tous des limitations plus ou moins importantes dans divers aspects de notre vie, en partie à cause de nos gènes et en partie pour une multitude d’autres raisons. C’est possible que certaines personnes soient désavantagées pour perdre du poids, mais ça ne rend pas la tâche impossible, seulement plus ardue.

Les causes de l’obésité ne sont pas encore clairement établies4. Toutefois, les principes qui mènent à l’obésité sont beaucoup mieux identifiés5, 6. La théorie du surplus énergétique est la plus appuyée et la plus robuste. En présence d’un déséquilibre énergétique positif, il y a prise de poids et inversement en présence d’un déséquilibre énergétique négatif il y a perte de poids. Ceci étant dit, ça ne veut en aucun cas dire que la problématique de l’obésité est simple.

Pourquoi ?

Parce qu’une multitude de facteurs influencent la balance énergétique, des facteurs intrinsèques et des facteurs extrinsèques. Ce n’est pas parce que l’on définit la cause thermodynamique d’une prise de poids (le surplus énergétique) que l’on blâme nécessairement une personne pour son obésité (ou sa maigreur, car d’un point de vue thermodynamique, c’est le même principe). On peut être exposé à un surplus énergétique par choix (je décide de manger 2000 kcal et j’en dépense 1500 kcal) ou par obligation (je dois aller travailler en voiture, car le trajet est impossible à faire à pied ou à vélo) par exemple. Ce sont des situations très sommaires, mais il est important de retenir que la balance énergétique est parfois très difficile à influencer dans un sens ou dans l’autre et qu’il ne s’agit pas forcément d’un acte conscient ou volontaire. D’être en surplus ou déficit énergétique n’est pas forcément « de notre faute », mais peut être en partie ou en totalité aussi notre responsabilité.

Oui, une personne peut être obèse par paresse et gloutonnerie. Mon expérience avec cette tranche de la population me porte à croire que ce ne sont pas la majorité des personnes souffrant de surpoids ou d’obésité qui le sont pour ces raisons7. C’est souvent plus subtil que ça.

La mesure de la balance énergétique et de ses composantes (notre dépense énergétique totale et nos apports énergétiques totaux) est très difficile à effectuer avec précision. Pour le commun des mortels, c’est impossible d’arriver à calculer avec finesse ce que nous mangeons et ce que nous dépensons. Depuis plus de 15 ans, je travaille à mesurer la dépense énergétique et les meilleures méthodes de mesure actuelles (et onéreuses) permettent une précision de l’ordre de 3 à 6 % (pour une personne qui dépense 2000 kcal, ça veut dire une marge d’erreur de 60 à 120 kcal par jour). La précision de notre capacité à déterminer nos apports est de loin moins bonne (~25 % de marge d’erreur potentielle ou approximativement 700 kcal par jour) 8. À moins de jouer dans les extrêmes, il est très difficile de créer un déficit ou un surplus énergétique avec certitude. On peut facilement croire que l’on est en déficit alors qu’en réalité, on est en surplus de plusieurs centaines de calories par jour sans être un glouton, mais en mangeant « normalement ».

Lorsque l’on stéréotype les personnes en surpoids ou obèses comme étant paresseuses, trop souvent on se base sur une quantité d’information très limitée. Par exemple, on peut conclure qu’une personne n’est pas physiquement active parce qu’elle ne s’entraîne pas au gym. Pourtant, une personne peut être très active sans pratiquer un sport ou aller s’entraîner sur une base régulière. L’activité physique englobe l’ensemble des activités physiques qui nécessitent des contractions musculaires et qui occasionnent une hausse de la dépense énergétique au-dessus du métabolisme de repos. Faire son épicerie, c’est faire de l’activité physique (voir le tableau I pour un comparatif sur l’effort, les capacités et la dépense énergétique d’une personne obèse et d’un coureur de fond). Ça ne vous permettra probablement pas de compléter un marathon sous les 3 heures, mais vous cumulerez des minutes d’activité physique quand même. Donc, juger une personne en surpoids ou obèse comme étant systématiquement sédentaire parce qu’elle ne s’entraîne pas est une erreur profonde. Il faudrait une mesure objective de l’activité physique pour être capable d’affirmer qu’une personne est sédentaire ou non. Un abonnement au gym, ça n’a pas grand-chose à voir avec ça.

Tableau I: Comparaison entre l’effort relatif de compléter une tâche quotidienne pour une personne de 150kg versus une personne de 70kg. Les deux individus possèdent le même calibre de moteur aérobie (Capacité aérobie Absolue en L/min similaire), mais la différence de poids cause une augmentation du travail relatif. La même tâche requiert près du tiers des ressources aérobies de la personne plus lourde et engendre une dépense énergétique plus importante (et un effort/fatigue plus important).

Je ne pense pas qu’une personne fasse le choix conscient et éclairé d’être obèse (sauf pour quelques rares cas marginaux). Toutefois, lorsqu’il est question de composition corporelle, nous sommes bien souvent la somme de nos choix, conscients et inconscients, éclairés ou insouciants. Parce qu’il est difficile de déterminer notre balance énergétique, parce que nous sommes dans un environnement où la densité énergétique est très élevée et que les opportunités pour être actifs sont difficiles à saisir, parce que mille et une autres raisons valides et légitimes, c’est difficile de réguler son poids pour certains, plus facile pour d’autres. On ne choisit fort probablement pas d’être obèse, mais cela ne nous soustrait pas du rôle que nous avons à jouer dans notre état, aussi difficile puisse être ce rôle. Certes, il peut être difficile de perdre du poids, mais ça ne veut pas dire que l’on doive nécessairement abandonner l’espoir d’y arriver convenablement.

Je crois qu’il devrait y avoir plus de support et un meilleur encadrement pour la perte de poids des personnes qui le souhaitent. Personne ne devrait être obligé de perdre du poids pour se conformer à quelconque modèle ou norme « esthétique » de société. On n’impose pas aux gens de se teindre les cheveux en blonds parce que c’est soi-disant plus beau. Par contre, un professionnel de la santé peut souligner l’importance de perdre du poids afin de minimiser les risques de développer des problèmes de santé physique et/ou mentale et on ne devrait pas s’y opposer. Pas d’être beau, pas d’être riche, pas d’être heureux, pas d’être bien dans sa peau. Juste pour sa santé. Ensuite, la personne peut faire un choix libre et éclairé sur son poids et ce qu’elle souhaite en faire.

Comme l’indique la Charte des Droits et Libertés du Canada :

Droits à l’égalité

Note marginale : Égalité devant la loi, égalité de bénéfice et protection égale de la loi

(1) La loi ne fait acception de personne et s’applique également à tous, et tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi, indépendamment de toute discrimination, notamment des discriminations fondées sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l’âge ou les déficiences mentales ou physiques.

·        Note marginale : Programmes de promotion sociale

(2) Le paragraphe (1) n’a pas pour effet d’interdire les lois, programmes ou activités destinés à améliorer la situation d’individus ou de groupes défavorisés, notamment du fait de leur race, de leur origine nationale ou ethnique, de leur couleur, de leur religion, de leur sexe, de leur âge ou de leurs déficiences mentales ou physiques. (84)

Lorsqu’un professionnel intervient pour encourager une personne en surpoids ou obèse à perdre du poids pour diminuer les risques de mortalité précoce, on ne devrait pas l’accuser de grossophobie, car il remplit son mandat de soigner. Ce n’est pas parce qu’il tente de traiter l’obésité ou qu’il incite vers une perte de poids qu’il est grossophobe ou qu’il méprise les personnes en surpoids. Le droit à l’égalité ne doit pas nuire à des individus présentant des risques pour leur santé. Ça ne veut pas dire qu’il faut contraindre les gens à perdre du poids, mais bien que l’on doive leur offrir toutes les options possibles pour réduire sainement l’ensemble risques associés à leur état.

Quand une compagnie d’aviation facture plus cher pour voyager une personne obèse, on devrait s’indigner et crier à la grossophobie ou à la discrimination basée sur la composition corporelle. Quand on dit à quiconque (en surpoids ou non) qu’il ne devrait pas manger X ou Y aliment parce qu’il ou elle risque d’engraisser, on devrait se la fermer. Les habitudes de vies des uns, ne sont pas les affaires des autres à moins que cela n’enfreigne la loi ou la Charte des Droits et Libertés du Canada.

Perdre du poids ou non demeure un choix personnel. Cependant, la difficulté de la tâche ne devrait pas être le seul critère sur lequel on base sa réflexion. Les éléments facilitant le processus de perte de poids sont nombreux, encore faut-il bien les identifier et les reconnaître. Que ce soit le support social, le suivi de l’évolution de son poids, le sommeil, l’évaluation approprié de sa dépense énergétique, des ses apports, etc., il est important d’essayer de comprendre sur quoi repose les stratégies qui visent à faire perdre du poids. La compréhension du processus permet plus aisément de cibler les éléments qui fonctionnent pour nous, à notre façon et selon notre réalité. C’est difficile et ça demande beaucoup de travail (pas seulement des efforts) pour y arriver.

En terminant, sur une note plus personnelle, ce n’est pas parce que l’on n’a jamais été obèse que l’on ne peut pas comprendre la problématique de l’obésité et y être sensible. La discrimination ne se limite pas au poids et nombreux sont ceux et celles qui l’on vécut et qui la vive encore au quotidien sous différentes formes.

Il existe des ressources qui peuvent aider en cas de discrimination:

Éducaloi

Commission canadienne des droits de la personne

Points à retenir :

  • Se mêler de ses affaires, c’est important
  • Il existe une distinction entre la discrimination basée sur la composition corporelle et les causes et conséquences de l’obésité, ne mélangeons pas les deux
  • La gestion de la balance énergétique, c’est une science très complexe (bioénergétique) qui ne se résume pas à suivre la diète X et l’entraînement Y pour changer sa composition corporelle
  • Une personne, obèse ou non, a un droit fondamental au respect et à la dignité

Références

  1. Beaudart C, Zaaria M, Pasleau F, et al. Health Outcomes of Sarcopenia: A Systematic Review and Meta-Analysis. PLOS ONE. 2017;12(1):e0169548.
  2. Dixon JB. The effect of obesity on health outcomes. Molecular and Cellular Endocrinology. 2010;316(2):104-108.
  3. Jung CH, Lee WJ, Song K-H. Metabolically healthy obesity: a friend or foe? The Korean Journal of Internal Medicine. 2017;32(4):611-621.
  4. Ross SE, Flynn JI, Pate RR. What is really causing the obesity epidemic? A review of reviews in children and adults. J Sports Sci. 2016;34(12):1148-1153.
  5. Müller MJ, Enderle J, Bosy-Westphal A. Changes in Energy Expenditure with Weight Gain and Weight Loss in Humans. Current Obesity Reports. 2016;5(4):413-423.
  6. Sawamoto R, Nozaki T, Nishihara T, et al. Predictors of successful long-term weight loss maintenance: a two-year follow-up. Biopsychosoc Med. 2017;11:14.
  7. Rodin J, Schank D, Striegel-Moore R. Psychological features of obesity. Med Clin North Am. 1989;73(1):47-66.
  8. Schoeller DA. How Accurate Is Self‐Reported Dietary Energy Intake? Nutrition reviews. 1990;48(10):373-379.

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