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Nike Fuelband à la rescousse de la perte de poids?

Je me suis récemment procuré un Nike Fuel band, l’accéléromètre mis en marché par Nike il y a quelques mois déjà. Étant donné mon penchant avoué pour les accéléromètres (habituellement les modèles de plus haut de gamme), j’ai décidé d’effectuer une comparaison entre le Nike Fuelband et le GT3x+ d’Actigraph (probablement un des modèles étant le plus souvent utilisé en recherche). Les deux modèles d’accéléromètres se portent au poignet et le GT3x+ se porte également à la ceinture (en fait, le port à la ceinture est la mesure de référence pour le GT3x+ pour la quantification de l’activité physique).

Pour vous situer, le Nike Fuelband est un accéléromètre triaxial (qui mesure les accélérations selon 3 vecteurs : avant-arrière, côté-côté et haut-bas). Les dimensions de ce bracelet vont de 147 mm (27g) de diamètre pour le modèle le plus petit jusqu’à 197 mm (32g) de circonférence pour le plus grand. Il possède également un capteur photosensible qui ne sert malheureusement qu’à régler l’intensité de l’affichage. Ce même affichage nous permet d’obtenir l’heure, les Fuel (unité arbitraire de l’activité physique propre à Nike), les calories et le nombre de pas. L’appareil est également équipé d’une connexion Bluetooth qui permet une liaison avec un téléphone intelligent où l’on peut obtenir plus d’informations (distance, historique, liens avec réseaux sociaux, etc.). Les 2 piles ion-polymères fournissent une autonomie maximale de 4 jours (l’appareil se recharge à l’aide d’une connexion USB, une recharge complète prend un peu plus d’une heure). Le bracelet est à l’épreuve de l’eau, mais ne peut tolérer une immersion continue (lire : pas waterproof, mais splash proof). Je n’ai pas réussi à trouver de l’information sur la mémoire de l’appareil ni sur sa fréquence d’échantillonnage (intervalle de temps entre les mesures des accéléromètres). Il en coûte environ 150 $ pour se le procurer, les logiciels d’accompagnement sont gratuits.

Le GT3x+ d’Actigraph est un accéléromètre triaxial doté d’un capteur photosensible et d’un inclinomètre. L’appareil peut se porter au poignet, à la ceinture, à la cuisse et même à la cheville (normalement, on l’utilise à la ceinture comme mesure de référence, mais je préfère le poignet, car plus pratique et plus facile d’utilisation malgré une perte de validité). Il mesure 4.6 cm x 3.3 cm x 1.5 cm pour un poids total sans bracelet de 19 g. Le GT3x+ peut enregistrer jusqu’à 40 jours à une fréquence d’échantillonnage de 30 Hertz et les piles ion-lithium fournissent une autonomie maximale de 31 jours. L’appareil est à l’épreuve de l’eau (1 m d’immersion continue pendant 30 min). Afin d’obtenir les données, il faut connecter l’appareil à l’aide d’une connexion USB et d’un dispendieux et complexe logiciel (il existe une version sans fil également, le wGT3x+). Il est possible d’obtenir une quantité faramineuse d’informations : activité physique en minutes, en kcal, selon différents niveaux d’intensité, temps de sommeil, orientation spatiale du corps (assis, debout, couché) et j’en passe. Une recharge complète prend entre 1 et 2 h. Il en coûte un peu plus de 250 $ pour se le procurer et le logiciel coûte près de 1000 $…

Dans un contexte de recherche, la question ne se pose pas, le GT3x+ remporte la palme haut la main (malgré ses défauts, mais ceci, est une autre histoire). Cependant, comme outil de promotion de l’activité physique, la convivialité et l’accessibilité du Nike Fuelband sont des avantages notables. Mais, est-ce que les chiffres qui sont fournis par l’appareil sont valides? Voilà pourquoi j’ai effectué la comparaison entre le GT3x+ porté à la ceinture du coté gauche (mesure de référence), le Nike Fuelband porté au poignet gauche et le GT3x+ porté au même poignet.

Le tableau 1 présente les résultats de la comparaison sur une période de 5 jours. Il est important de comprendre qu’il s’agit d’une analyse comparative légère et qu’il me faudrait étendre mes tests à un échantillon plus vaste de participants afin de conclure de façon définitive sur le produit. Néanmoins, je tiens à vous présenter les valeurs afin que vous puissiez prendre conscience des forces et faiblesses de l’appareil.

Vous êtes à même de constater qu’il existe un écart substantiel pour l’ensemble des mesures (bienvenus dans l’univers de la mesure de l’activité physique!). Si statistiquement, le Nike Fuelband démontre une similitude intéressante avec le GT3x+ porté à la ceinture (inutile de rappeler qu’il s’agit de la mesure de référence que nous avons utilisée), il n’en demeure pas moins que nous observons un écart potentiel de plus de +2000 pas, +821 kcal dépensées et de +264 min d’activité physique (en moyenne, par jour).

Le prochain carrousel vous permet de visualiser à l’aide de graphiques le comparatif entre le Nike Fuelband, le GT3x+ au poignet, le GT3x+ au poignet avec mon algorithme de correction et le GT3x+ à la hanche. Dans l’ensemble, le Nike Fuelband offre des performances intéressantes et son avenir me semble prometteur, non pas pour une utilisation en recherche, mais bien comme un outil intéressant et versatile en promotion de l’activité physique et pourquoi pas, en gestion de poids.

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Il est bien évident que je préfère avoir recours à mes GT3x+, car ils me fournissent une plus grande quantité d’information (intensité des activités, sommeil, orientation spatiale, etc.) afin de structurer mon intervention. Cependant, le Nike Fuelband offre des avantages non négligeables. Jusqu’à présent, les données que j’ai recueillies avec le Nike Fuelband me semblent probantes et la plateforme utilisée pour visualiser les données est attrayante et pertinente. À défaut d’une précision extrême, la combinaison du bracelet avec l’application (mobile ou sur PC) s’avère être une source de motivation importante. L’utilisation de bornes, de rappels et de marqueurs de réussite indique un souci de la part de Nike de conserver l’utilisateur motivé.

Je me demande si les grandes instances du conditionnement physique au Québec vont finalement se décider à réellement prendre le virage technologique et à canaliser leurs efforts (et investissements) non pas uniquement pour ce qui se passe entre leurs murs, mais pour aussi intervenir concrètement sur ce qui se passe sur 24 h. L’utilisation d’accéléromètres afin de mesurer l’activité physique de leurs clients est d’une nécessité criante, principalement pour toute intervention visant l’atteinte d’un poids santé.

L’utilisation du Nike Fuelband comme mesure continue de son niveau d’activité physique peut s’avérer un choix judicieux afin de tenter de créer un déficit énergétique pour la perte de poids. L’unité arbitraire des Nike Fuel permet d’obtenir une quantification journalière de son niveau d’activité physique. Lorsqu’utilisés conjointement avec un journal alimentaire et une pesée, ces « points » Nike peuvent permettre d’établir si notre niveau d’activité physique convient ou non à nos apports nutritionnels. Par exemple, si en moyenne vous accumulez 3500 points Nike par jour et que votre poids est stable, vous pouvez en déduire que votre niveau d’activité physique vous permet d’être en équilibre énergétique. Afin de perdre du poids, il vous faudra donc accumuler plus de points Nike ou bien vous devrez songer à réduire vos apports quotidiens en boustifailles.

Ceux et celles qui lisent régulièrement mon blogue argumenteront qu’un podomètre peut effectuer le même travail et que bien des gyms en vendent au comptoir. Mais, il y a un mais…

L’avantage d’un accéléromètre et du Nike Fuelband (possiblement) réside dans sa capacité à quantifier l’intensité (et c’est ce qu’i me reste à tester avec ce bidule, mais c’est un peu plus compliqué) et ainsi offrir une discrimination des activités physiques. Plus on se déplace avec vigueur, plus la quantité de points Nike devrait être élevée (à vérifier, comme je vous disais. Mais, si Nike s’est limité à uniquement faire un podomètre à partir d’un accéléromètre triaxial, je vais être sérieusement déçu et je vis devoir aller leur porter mon CV…). Je dois malheureusement souligner que je suis extrêmement déçu que Nike n’ait pas songé à inclure un algorithme de détection du sommeil. Cela aurait été une addition très utile qui n’aurait en rien modifiée les composantes du Fuelband (il s’agit d’utiliser des algorithmes déjà publiés et accessibles qui utilisent des valeurs d’accélérométrie à partir du poignet). Selon moi, une grave erreur et surtout un manque de vision de la part de Nike.

Alors, on achète ou non le Nike Fuelband? On achète si on souhaite avoir une mesure objective « correcte » de son activité physique en conservant un look cool et décontracte. Toutefois, on magasine et on regarde également du côté du Fitbit (je sais, mauvais choix de nom…) et du Jawbone UP (retiré du marché, mais un retour en force est prévu pour 2013) et fort probablement chez Adidas, Reebok et autres qui vont assurément emboiter le pas en 2013.

Utiliser un accéléromètre, c’est comme utiliser Internet pour faire des recherches alors qu’utiliser un podomètre, c’est fouiller dans les microfiches de la bibliothèque. Dire que je prônais l’utilisation d’accéléromètres en 2004… Mieux vaut tard que jamais!

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Accélérez votre perte de poids avec un accéléromètre

Non, je ne me lance pas une nouvelle gamme de produits et non, mon blogue ne me servira pas de plateforme commerciale, rassurez-vous! Je vais tenter de faire entrer dans l’ère moderne bon nombre d’entraîneurs qui s’attaquent à la merveilleuse problématique de la perte de poids. Ces mêmes entraîneurs (et leurs clients également) se sentent parfois, même trop souvent, démunis face à l’ampleur des conditions à contrôler pour permettre une perte de poids. Il faut que le client mange bien et parfois de moindres quantités, il faut qu’il s’entraîne et surtout, surtout, qu’il augmente son niveau d’activité physique sur 24 h. Mais, comment mesurer ce qui se passe à l’extérieur de l’enceinte sacro-sainte du temple de l’entraînement? Certains ont eu recours à des podomètres avec un succès mitigé, d’autres, rien du tout.

Pourtant, des outils extrêmement intéressants nous permettent désormais de mesurer le niveau d’activité physique sur une période prolongée, et ce, à un prix relativement abordable. Vous n’étiez pas au courant? Ces appareils, des accéléromètres, sont la descendance logique du podomètre dont l’inventeur présumé n’est nul autre que l’illustre Léonard de Vinci. Au lieu d’uniquement dépendre d’un principe de balancier, ces appareils utilisent une technologie plus sophistiquée qui permet de quantifier les accélérations subies par l’appareil et par le fait même, votre corps lorsque vous le portez. Pour plus de détails sur la nature de ces bidules, je vous invite à consulter un article plus poussé (attention aux saignements de nez) disponible en suivant ce lien. En résumé, qu’est-ce que ça fait me direz-vous? L’accéléromètre peut quantifier votre niveau d’activité physique et le qualifier en déterminant l’intensité à laquelle vous bougez. Alors qu’un simple podomètre ne peut déterminer si vous marchez, courez ou montez des marches d’escalier, un accéléromètre peut déceler les différences d’accélération et fournir un reflet plus représentatif de votre niveau d’activité physique quotidien. Cela vous apparaît compliqué ou nébuleux?

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La Polar FA20 est un accéléromètre d'entrée de gamme se portant comme une montre.

Ne vous inquiétez pas, la plupart des représentants des ventes de ces produits que j’ai rencontrés ne connaissent pas vraiment davantage leurs produits. Au risque de m’aliéner la compagnie, je vais citer l’exemple de Polar qui, dans sa vaste gamme de produits, distribue un accéléromètre bon marché (Polar FA20). Malheureusement, la majorité des représentants à qui j’ai eu l’occasion de poser quelques questions se limitaient à me dire que la montre ne mesure pas les fréquences cardiaques. Merci, ça, je savais, car un accéléromètre mesure les accélérations et non les fréquences cardiaques. Impossible de savoir plus de détails sur la nature des accéléromètres qui la composent, leur seuil de tolérance, etc. Bref, la montre mesure votre niveau d’activité physique, pas vos fréquences cardiaques et c’est bon pour vous. Elle vient en noir et en blanc…

Alors, pourquoi se procurer un accéléromètre, après tout, ça ne mesure même pas les fréquences cardiaques? Parce que si vous voulez bouger plus, ça vous prend un indicateur, une mesure à partir de laquelle vous pouvez quantifier et qualifier le changement et les fréquences cardiaques ne sont pas un bon reflet de votre niveau d’activité physique quotidien. Réglons de ce pas le cas des fréquences cardiaques et de l’activité physique quotidienne. Lors de la pratique de certaines activités physiques ayant un minimum d’intensité, les fréquences cardiaques sont un bon indicateur de l’intensité de travail. Par contre, lors d’activité physique à plus faible intensité, les fréquences cardiaques sont difficilement un bon indicateur de votre niveau d’activité. Pourquoi? Parce qu’elles varient beaucoup trop lors d’efforts de moindres intensités. Par exemple, écouter une émission sur le paranormal peut faire grimper vos fréquences cardiaques sans toutefois compter comme étant une activité physique. Si c’était le cas, Chantal Lacroix aurait assurément jumelé son émission sur le paranormal avec une nouvelle édition de SOS Beauté… Outre les précieux battements de votre cœur, vous devez vous fier à vos perceptions. Cependant, l’être humain est franchement mauvais pour déterminer son niveau d’activité physique. Vous en doutez? Alors, prêtez-vous à l’exercice suivant :

SI je vous demande combien d’argent vous avez « légalement » fait l’an passé au travail, nous n’avons qu’à regarder votre/vos T4 et nous le saurons à la cenne près. Si je vous demande combien de minutes d’activité physique avez-vous pratiquées hier avant midi, vous aurez beaucoup de difficulté à me répondre. Bien sûr, ceux et celles qui ne sont pas familiers avec le concept d’activité physique répondront qu’ils ont fait 20 min de tapis roulant puis 45 min de musculation. Et le temps de marche pour vous rendre au tapis? Et le temps passé pour se rendre au gym? Et votre magasinage à la course avant l’heure du dîner? Encore une fois, je vous invite à consulter mon article sur la définition de l’activité physique afin que j’évite de trop souvent me répéter…

Donc, si nous sommes en mesure de savoir précisément combien d’argent nous faisons sur 12 mois, il nous est plus difficile de savoir combien de minutes d’activité physique nous pratiquons quotidiennement. Le port d’un accéléromètre permet une mesure (et non une perception) objective de votre niveau d’activité physique. Prenons par exemple la montre FA20 de Polar (j’essaie de me racheter…) qui peut être portée au poignet (ben oui, une montre j’ai dit!) 24 h par jour pendant plusieurs jours. À l’aide de cet outil, vous serez en mesure de déterminer quels sont les jours les plus actifs de votre semaine tout comme les jours les moins actifs. Vous pourrez même avoir une rétro information immédiate du nombre de minutes d’activité physique complétées. Oui, c’est un outil très intéressant, mais, qui n’est pas parfait.

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Le Kenz ressemble à s'y méprendre à un podomètre mais, permet de mesurer l'intensité des activités physiques

Je travaille avec des accéléromètres (Actical, Sensewear, Polar, Kenz) depuis plus de 7 ans maintenant et je commence à m’y connaître quelque peu. Si la Polar FA20 (bon, il suffit avec les plogues, je me suis amplement racheté maintenant pour éviter toute poursuite) offre la possibilité à prix abordable de mesurer l’activité physique, elle ne permet pas une mesure précise de cette dernière. Qu’est-ce que ça implique? Ça implique que la montre n’est pas un outil valide de mesure de l’activité physique en minute ou en calories, mais, qu’elle est un outil fiable (elle fait toujours les mêmes erreurs). Donc, pour quelqu’un qui cherche à augmenter son niveau d’activité physique, la montre permettra fort probablement de détecter si vous bougez plus (plus de minutes) ou si vous bougez plus intensément (en calories par unité de temps). Cependant, les calories indiquées ne seront fort probablement pas le vrai nombre de calories que vous avez dépensées, mais, l’erreur étant constante, si vous en brûlez plus le lendemain, les chances sont que vous avez bougé avec plus de vigueur ou plus longtemps. N’allez surtout pas vous enfiler un sulfureux gâteau au fromage à 500 kcal si votre montre vous indique que vous en avez dépensé 500 kcal. Le calcul risque de ne pas jouer en votre faveur…

Par contre, si vous tentez d’atteindre 600 kcal le lendemain, vous risquez fortement de bouger plus ou de bouger avec plus d’intensité ce qu’un simple podomètre ne vous permettrait pas de distinguer. Cela fera bientôt plus de 6 ans que je m’époumone à qui veut bien l’entendre que la meilleure façon de bien gérer son poids et sa composition corporelle c’est d’augmenter son niveau d’activité physique sur 24 h tout en s’assurant d’avoir des apports nutritionnels adéquats. Cette approche est très difficile à employer lorsqu’aucune mesure d’activité physique n’est réalisée (croyez-moi, même dans plusieurs projets de recherche, on se contente encore aujourd’hui d’avoir recours à des questionnaires pour « quantifier » l’activité physique).

L’utilisation d’accéléromètre est, selon moi, un des avancements les plus significatifs dans la lutte contre l’obésité, mais, qui est un des outils les plus méconnus et les plus mal employés par les professionnels de la santé. Oui, cela prend une certaine connaissance et une certaine expertise pour judicieusement utiliser ces outils, mais, souvenez-vous il n’y a pas si longtemps, il fallait connaître le DOS pour pouvoir utiliser un ordinateur…

En terminant, voici la stratégie que je vous propose afin d’augmenter votre niveau d’activité physique à l’aide d’un accéléromètre :

1-Établir une valeur de référence

Vous devez porter l’accéléromètre pendant une période continue de 7 jours. Essayez de maintenir votre rythme normal même s’il est tentant de bouger plus lorsque l’on porte le bidule. Cette valeur vous servira de point de comparaison, car conjointement avec votre alimentation habituelle, ce niveau d’activité physique est tributaire de votre composition corporelle actuelle. Il est également intéressant d’obtenir une mesure initiale de votre composition corporelle à cette étape ainsi qu’une évaluation de vos apports nutritionnels.

2-Tenter d’augmenter son niveau d’activité physique en maintenant ses apports nutritionnels

Maintenant, vous devez bouger plus sans manger plus. Pas si facile que ça… Prenez la valeur moyenne d’activité physique mesurée par votre accéléromètre et tentez de l’augmenter de 5 %. Vous pouvez également cibler les périodes qui sont plus propices pour bouger plus (matin, soir, semaine, fin de semaine, etc.). Notez bien que les moments où vous bougez le plus sont généralement les périodes où il vous sera le plus difficile de bouger encore plus. Cette étape s’étend généralement sur 1 à 2 semaines.

3-Laissez le temps passer et réévaluez

Poursuivez vos efforts d’augmentation de votre niveau d’activité physique pendant quelques semaines, mais cette fois, sans porter votre précieux nouveau joujou. À la fin de cette période, portez à nouveau l’appareil afin de vérifier ce que vous avez acquis à la suite de cette démarche. Également, vous pouvez effectuer une seconde évaluation de votre composition corporelle pour quantifier les changements éventuels au niveau du gras et du muscle. Un petit retour sur vos apports alimentaires peut s’avérer un choix judicieux afin de déterminer si, subtilement, vous n’avez pas consommé davantage de calories…

Je sais, c’est simpliste comme approche, mais, pourquoi faire compliqué si on peut faire simple?

Si vous avez des questions concernant l’utilisation d’accéléromètres, n’hésitez pas à me contacter par courriel (maxime.st-onge@synemorphose.com)[/fusion_builder_column][/fusion_builder_row][/fusion_builder_container]