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Beau, bon, pas cher…

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Félicitation à Laura Stevenson (Championne toutes catégories Figure), Karyne Deschênes (Finaliste Bikini), Priscille Guerrier (2e Bikini) et Thessiane Mbaingo (1ère Figure taille Moyenne) pour leurs performances lors des championnats provinciaux APQ 2012

Parfois, le prix d’un équipement fait réellement foi de sa valeur. Parfois, non… Plusieurs personnes sont souvent surprises lorsque j’effectue une évaluation de la composition corporelle par mesures anthropométriques, principalement à cause de l’équipement que j’utilise. Le pèse-personne numérique à capteurs multiples impressionne toujours (pourtant, il ne s’agit que d’un grand rectangle de métal), mais le doute s’installe lorsque je sors mon adipomètre Slimguide en petit plastique (22.99 $ sur amazon.ca). Comment puis-je utiliser ce type d’équipement pour évaluer la composition corporelle de mes clients ou encore de mes athlètes? Comment puis-je commettre un geste si frauduleux? Ne devrais-je pas utiliser un classique Harpenden (359 $ sur nextag.com) afin d’obtenir des résultats valides et précis?

Pour quoi faire? Dans le fond, tout ce que les gens veulent, c’est un chiffre et c’est exactement ce que je leur donne (je peux même mettre de nombreuses décimales pour impressionner encore plus!).

Bien sûr que non! Il existe une raison plus simple qui justifie mon utilisation d’un adipomètre de type Slimguide vs un Harpenden. Lorsque j’évalue, ça ne fait pas de différence.

Avant d’arrêter mon choix sur un appareil de mesure ou un autre, j’ai pris la peine d’effectuer plusieurs mesures sur un même participant de façon non consécutive avec un Harpenden, un Slimguide et un Accufit ($ sur ebay…). Afin de prendre une décision éclairée, j’ai fait une série d’analyses statistiques afin de déterminer s’il existait une différence entre les différents appareils. Le tableau 1 présente les résultats pour le pli tricipital pour chacun des adipomètres.

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Tableau 1: Résultats de mesures répétées du pli tricipital sur un même sujet

Il est possible de constater qu’il existe une différence significative entre les trois pièces d’équipement. Alors, pourquoi choisir le Slimguide s’il donne des valeurs significativement différentes du recommandé Harpenden? Parce que l’écart observé demeure relativement négligeable comparativement à l’erreur technique. En somme, l’erreur risque de provenir plus de l’évaluateur (en l’occurrence, moi) que de l’appareil (Slimguide vs Harpenden). Le tableau 2 présente une application pratique de la variation entre les appareils et les compare à l’erreur technique (la mienne, avec le Harpenden). L’écart présenté pour la somme des 4 plis est déterminé en fonction de la variation de mesure obtenue lors de la prise de mesures obtenues au tableau 1. Lorsque l’on regarde les chiffres, il est facile d’écarter l’Accufit, car ce dernier offre une plage de variation assez importante pour la somme de 4 plis (15.2 à 32 mm). Cependant, le Slimguide démontre un écart moins important (20.425.2 mm) et se rapproche dangereusement de la mesure du Harpenden (ici établi arbitrairement comme la mesure de référence à 22 mm). L’erreur technique est déterminée par un processus statistique qui permet d’obtenir la variation propre à l’évaluateur (ici, on parle d’une variation de mesure allant de 20.9 à 23.1 mm en utilisant la mesure du Harpenden comme référence).

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Tableau 2: Application pratique des erreurs de mesures

Pratiquement, vous pouvez constater les écarts de mesure dans leur application sur la composition corporelle en observant les écarts sur les différentes valeurs de composition corporelle. Je vous rappelle que les mesures provenant du Harpenden ont été arbitrairement indiquées sans variation (en réalité, il existe aussi une variation pour ces mesures, elles se manifestent dans l’erreur technique car c’est en utilisant cet appareil que j’ai calculé mon erreur technique). Concrètement, si j’utilise un appareil parfait (ici, l’imparfait Harpenden), ma mesure du pourcentage de gras ne pourra discerner avec certitude un score entre 16.1 et 17.5 % simplement parce que ma « technique » n’est pas suffisamment bonne. Si j’utilise un Slimguide, l’appareil ne me permet pas de détecter une différence entre 15.8 et 18.7 % et si j’utilise l’Accufit, les valeurs seront de 11.8 à 22.0 %.

À la lumière de ces chiffres et du prix respectif de chacun des appareils, j’ai jugé qu’il était plus intéressant pour moi de me procurer un adipomètre de type Slimguide, plutôt qu’un Harpenden. Un autre point très important a également motivé ce choix. Un des éléments de variation lors d’un usage répété de l’adipomètre se manifeste par l’usure des petits ressorts. Ces derniers doivent exercer une pression de 10g/cm et, avec le temps et l’usage, finissent par perdre de leur potentiel de compression. La fâcheuse conséquence de cette usure fait en sorte que l’adipomètre compresse moins le pli ce qui en augmente la valeur. Bref, vous engraissez à cause de l’appareil… Il faut donc changer les ressorts ou recalibrer l’appareil (l’équipement de calibration coûte une centaine de dollars si je me souviens bien et les ressorts doivent à plus ou oins long terme être éventuellement remplacés). Il s’agit d’une procédure plus ou moins facile à faire. Personnellement, je préfère m’en passer.

Alors, dès que mon Slimguide compresse moins un bloc de mousse que j’utilise comme mesure référence, j’en utilise un autre au coût d’une vingtaine de dollars… Pour les écolos, ne vous inquiétez pas, je les conserve pour les utiliser en formation…

En résumé, pourquoi j’utilise un Slimguide au lieu d’un Harpenden?

1)      Parce que l’écart entre les 2 appareils et la variation causée sur la composition corporelle ne sont pas suffisants pour créer une différence pouvant modifier mon évaluation

2)      Le coût prohibitif du Harpenden et sa fragilité en font un appareil à utilisation risquée

Avant une évaluation de la composition corporelle, voici quelques points que vous devriez observer :

1)      Est-ce que l’adipomètre a été calibré pour l’ouverture des mandibules (mesure d’un bloc étalon, une règle de métal peut convenir) et pour la compression des mandibules (compression d’un matériau référence comme une mousse ou une éponge de qualité ou utilisation d’un lest étalon)

2)      Quelle est l’erreur de mesure technique de l’évaluateur? Chaque évaluateur devrait avoir déterminé son erreur de mesure technique afin d’être apte à déterminer sa capacité à mesurer le changement. Sinon, il manquera quelque chose d’important à votre évaluation

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