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Forger une athlète…

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Félicitation à Laura Stevenson (première à gauche sur la photo) pour sa 3e place
Félicitation à Laura Stevenson (première à gauche sur la photo) pour sa 3e place

Il m’est difficile d’appeler les gens que j’entraîne des clients, je préfère définitivement le terme athlète. Ce n’est possiblement qu’une perception, mais je trouve que ce terme est plus approprié. J’éprouve une satisfaction immense à prendre par la main une personne au début de son parcours afin de l’accompagner le plus longtemps possible dans son cheminement. Pour moi, entraîner quelqu’un ne signifie pas uniquement développer des qualités physiologiques ou changer la composition corporelle. Il s’agit davantage d’aller chercher les matériaux bruts enfouis dans cette personne afin de les forger sous la forme d’un alliage immaculé.

Ce n’est pas une tâche facile tant pour moi que pour l’athlète. Il ne s’agit pas de créer une pièce parfaite, mais plutôt de parfaitement créer une pièce. La nuance est subtile, mais essentielle. Le cheminement donne le résultat final et en aucun cas, la fin ne peut justifier les moyens. Le chemin doit justifier la fin.

Lors d’une compétition récente, je fus frappé par le cheminement d’une de mes athlètes. Comme si, soudainement, je voyais défiler le parcours de cette athlète sous mes yeux, de ses débuts timides à sa plus récente performance. Cette participation à cette dernière épreuve sportive fut caractérisée par une assurance et une maturité déconcertantes. Ces éléments m’ont marqué bien au-delà de ses valeurs de composition corporelle ou bien des résultats de la compétition (une 3e place exéquo lors d’une compétition au calibre relevée). L’individu était devenu une athlète à part entière. Elle vivait selon les principes qui motivent son succès. Elle n’était pas une athlète à temps partiel qui arbore une discipline temporaire le temps d’une préparation pour un évènement, elle vivait selon des principes d’activité physique, d’entraînement et de nutrition. Sa participation à la compétition n’était qu’un moment ponctuel d’un mode de vie dévoué à l’amélioration de soi et à l’amélioration d’autrui et non le point culminant. Une athlète aux facettes multiples, une athlète à part entière.

Je n’écris pas ces lignes pour louanger cette athlète et gonfler inutilement son égo, mais bien pour souligner l’importance du développement multidimensionnel d’une personne. Un entraîneur peut se limiter à travailler avec des clients et se contenter de les mener à l’atteinte de leur objectif. C’est déjà beaucoup. Mais, c’est se priver de la satisfaction de contribuer plus intensément au développement d’une personne que de se limiter à l’atteinte d’objectifs. Il y a plus que de perdre du poids, gagner du muscle ou courir plus vite. Dans le contexte d’une compétition de fitness, on peut se limiter à développer une personne pour atteindre des niveaux exceptionnels de composition corporelle. On peut également chercher à contribuer au développement d’une personne exceptionnelle. C’est plus long, c’est plus difficile, c’est moins rentable et cela demande un réel partenariat entre l’entraîneur et l’athlète. Tous deux doivent partager des valeurs communes et surtout, tous deux doivent pleinement assumer ces valeurs et les choix qui en découlent.

Encore plus important, il faut accepter de mériter son cheminement et de trouver ses plus grandes victoires dans les défaites les plus amères. L’adversité est probablement le feu qui permet de forger les meilleurs alliages. En fait, je considère qu’une véritable athlète ne gagne jamais de victoires, elle les mérite. On gagne une expérience inestimable lors d’une défaite, mais on se doit de toujours mériter la victoire. C’est un concept frustrant et difficile à pleinement assumer.

Pourtant, lors des derniers IFBB International Event Qualifier à Winnipeg, j’ai agréablement constaté que Laura Stevenson avait atteint un autre niveau de compétition. Non pas parce qu’elle a réussi un top 5 et qu’elle a présenté d’excellentes valeurs de composition corporelle, mais parce qu’elle les a accompagnés d’excellentes valeurs d’athlète, d’excellentes valeurs de vie. Elle n’a pas été la meilleure selon les critères des juges (et pour une fois je suis d’accord), mais elle a dépassé nos objectifs tant sur le plan physique que sur le plan humain. Et ça, ça ne paraîtra jamais sur une feuille de jugement.

Forger une athlète à partir de matériaux bruts est une opportunité que je souhaite à tous les entraîneurs. Cependant, il est essentiel de réaliser qu’il s’agit également d’une responsabilité énorme, car nous influençons le parcours et le développement d’une personne et pas uniquement d’un cheval de course.

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Réponse à l’entraîneur X…

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IDFA MTL CLassic 2013
Félicitations à: (rangée arrière) Sirine, Gabrielle, Mélanie, Isabelle, Annie, Julie, Marie-Lyse, (rangée avant) Marie-Josée et Katy

Trhfpre, alias l’entraîneur X m’a demandé de retirer son nom de mon article. Ce n’est pas dans mes habitudes d’accepter ce genre de requête, mais comme le principal concerné me semble repentant et que le fond est plus important que la forme, j’ai acquiescé à sa demande.

Lors de la Classique IDFA de Montréal 2013, j’ai lancé une nouvelle cuvée d’athlète (en fait le j’ai représente plus un nous, car il s’agit d’un travail d’équipe). Comme je l’ai mentionné à de nombreuses reprises, je considère qu’une athlète, ça se construit. Et, qui dit construction, dit plan et dit étapes (et non enveloppe brune). Mais, je suis conscient que ce n’est pas l’approche de tout le monde. Il y a des entraîneurs qui veulent avoir des gagnants tout de suite et l’idée de développer une athlète signifie uniquement de gagner de compétition en compétition. Des trophées et des médailles, on aime ça et on en veut toujours plus.

Je crois que c’est le cas de Trhfpre, alias entraîneur X.

Je suis tombé par un hasard heureux (ou non) sur un message texte que Trhfpre a envoyé à une de mes athlètes immédiatement après sa sortie de scène. En résumé, il la félicitait et le message mentionnait également qu’elle n’était pas prête et qu’elle n’aurait pas dû se présenter à la compétition (je résume l’idée). Alors que certains entraîneurs que je connais auraient allègrement bastonné Trhfpre  jusqu’à ce qu’il régurgite ses rotules, j’ai plutôt cherché à comprendre son message. Comprendre, parce que si à un premier niveau il s’adressait à mon athlète, au second niveau il s’adressait directement à moi. Si mon athlète était mal préparée, c’est en réalité parce que j’ai failli à ma tâche d’entraîneur. J’aurais donc livré en pâture certaines de mes athlètes, soit par insouciance, soit par incompétence. Il n’en fallait pas plus pour que je te réponde l’entraîneur X afin de tenter de t’expliquer mon insouciance et mon incompétence. Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas d’un article contre ceux et celles qui aiment obtenir des trophées, mais plutôt d’une brève explication d’une autre approche. Assurément, il ne faudrait surtout pas que d’autres entraîneurs fassent les mêmes erreurs que moi.

Dans le domaine du Fitness, il ne faut pas se le cacher, beaucoup d’entraîneurs souhaitent voir leurs athlètes remporter des trophées, beaucoup de trophées. C’est normal, c’est valorisant, agréable et c’est un des buts de ces compétitions (il ne faut pas oublier qu’il s’agit aussi d’un revenu essentiel pour plusieurs entraîneurs). Plus les athlètes remportent de nombreux prix, meilleur est l’entraîneur n’est-ce pas? Un entraîneur n’est aussi compétent que le meilleur résultat de ses athlètes, non? Ce genre de raisonnement fait en sorte que de nombreux entraîneurs sélectionnent leurs athlètes en fonction de leur condition initiale. En somme, on prend les athlètes qui sont déjà le plus près du but afin d’espérer gagner le plus rapidement possible. Et c’est tout à fait correct comme ça. Des trophées et des médailles, on aime ça parce que cela signifie que l’on est bon. C’est rassurant et réconfortant comme un biscuit Oréo et un grand verre de lait (désolé pour les produits laitiers et le gluten).

Sauf que moi Trhfpre, je n’ai aucune ambition à entraîner Wayne Gretzky ou Mario Lemieux au hockey, ça serait trop facile. Je souhaite développer des athlètes peu importe de leur niveau initial. Je suis intéressé par le potentiel de développement athlétique et personnel de chacune de mes athlètes. Je ne suis pas intéressé par où elles vont aujourd’hui, mais bien par jusqu’où elles pourront aller demain. Mes critères de sélection sont plus axés sur le désir de changement que sur le potentiel athlétique. Probablement qu’on m’a trop souvent raconté l’histoire de cendrillon quand j’étais jeune…

Tu vois Trhfpre, les athlètes avec lesquelles j’ai l’honneur et le privilège de travailler acceptent de mettre leur développement entre mes mains, pas pour des trophées ni des médailles, mais bien pour devenir ce qu’il y a de mieux. Elles acceptent de s’engager dans un long processus de développement multidimensionnel nécessitant apprentissage, croissance, changement de mode de vie et bien sûr amélioration de leur condition physique et composition corporelle. Pour les trophées et les médailles, on en retrouve au Dollorama ou chez Castel trophée si le budget y est…

Je peux concevoir que cette idéologie de développement ne rejoigne pas tout le monde. Il y en a qui veulent gagner des trophées, ne l’oublions pas. Pourquoi j’accorde une aussi grande importance au développement? Parce lors des compétitions de Fitness, il est possible de terminer première avec un physique moins bon que lors de sa compétition précédente, simplement parce que les autres compétitrices étaient moins fortes cette fois ou bien que les juges nous étaient plus sympathiques. J’ai déjà vu des athlètes gagner leur carte PRO avec possiblement leur moins bon physique de compétition de l’année. J’ai déjà vu des athlètes se désister d’une compétition parce qu’une athlète plus forte qu’elle s’y présentait et choisir une compétition moins forte pour remporter leur titre. C’est pourquoi à chaque compétition, mes athlètes ont des objectifs autres que le simple classement. C’est difficile à accepter, ça prend de l’humilité et une bonne tête sur les épaules. Mes athlètes en sont pleinement conscientes et acceptent de vivre avec ce fardeau additionnel: il ne suffit pas de gagner, il faut performer à la hauteur de son talent.

Je veux que mes athlètes s’améliorent constamment, qu’elles repoussent continuellement leurs limites. Ça, c’est une pression énorme. J’insiste pour qu’elles présentent des meilleures valeurs de masse grasse et de masse maigre à chaque compétition, peu importe contre qui elles se présenteront, peu importe la compétition. Je souhaite qu’elles améliorent leur prestance sur scène en améliorant chaque détail. J’insiste également pour que chacune de ces améliorations repose sur des changements de mode de vie sains. Je ne veux pas de physique éphémère, je veux des athlètes 365 jours par année. Des athlètes inspirées et intègres tant dans l’adversité que dans le succès. Ça, ça ne se grave pas sur un trophée, ça s’imprègne dans l’âme et dans le coeur à travers les joies et les déceptions.

Pour revenir à ton message Trhfpre, je me demande comment tu pouvais connaître les objectifs de mes athlètes ? Simplement en regardant leur physique (un peu trop de gras par-ci, pas assez de muscle par-là)? En suivant ce raisonnement Trhfpre, on doit comprendre qu’il n’y a qu’une seule athlète qui était prête lors de la compétition et c’est celle qui a fini première? Pourtant, j’ai vu beaucoup trop d’athlètes de fitness gagner une fois pour ne plus jamais compétitionner par la suite. Pourquoi? Parce que trop souvent, si leur physique était impeccable, elles n’étaient pas réellement prêtes. Mais, des trophées et des médailles, on aime ça, peu importe le prix ou les conséquences…

Alors, cher Trhfpre, il me fait plaisir d’être incompétent ou insouciant et de sortir des filles dont le physique initial ne leur permet pas de gagner un trophée à leur première compétition. Tu vois, je préfère de loin que mes athlètes et moi empruntions le chemin le plus difficile, celui qui implique de nombreuses adaptations qui dépassent largement les tonnes de fonte soulevées ou encore une diète restrictive. Ce parcours permet à mes athlètes d’apprécier chaque compétition à sa juste valeur, de leur première compétition de calibre régional jusqu’aux événements d’envergure mondiale auxquels elles participent et se classent avantageusement (si tu veux des beaux trophées, je peux t’en envoyer, ils commencent à encombrer mon sous-sol). Un chemin lucide, mais sans pitié. Mais ça, je ne pense pas que tu puisses le comprendre.  Astique bien les trophées de tes athlètes, car ils brillent sans aucun doute grâce au reflet de ton égo.

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Est-ce que l’entraîneur doit être un exemple?

La réponse est évidente pour certains : l’entraîneur doit absolument est le parfait exemple afin que ses « entraînés » puissent aspirer à être comme lui ou elle. C’est simple. Le meilleur entraîneur en triathlon est obligatoirement un triathlonien de haut niveau, le meilleur entraîneur en culturisme a forcément participé à Olympia. Lorsque j’entends certaines critiques envers des entraîneurs un peu rondouillets, il me vient toujours le même exemple en tête. Lors de la dernière conquête de la coupe Stanley par les Canadiens de Montréal, le meilleur marqueur, défenseur et gardien but de l’équipe était bien sûr Jacques Demers. Non? Quoi, Jacques Demers patine mal? Impossible. Il n’a jamais joué dans la ligue nationale ou américaine? Comment est-ce possible?

Pourtant, plusieurs personnes à la recherche d’un entraîneur tentent de trouver l’athlète parfait, car si ce dernier performe bien, il peut forcément en entraîner d’autres vers le succès. Il sait ce qu’il faut faire pour y arriver, la preuve : il réussit comme athlète. On fait ici appel au vécu, à l’expérience ou au talent et on fait la supposition que l’athlète de haut niveau pourra s’en servir pour transmettre ses capacités de performances à ceux et celles qu’il entraîne. C’est un peu restreint comme perspective…

Oui, l’expérience et la pratique d’une activité peuvent être un outil pertinent pour entrainer des gens à réaliser cette même activité. Cela peut également s’avérer un inconvénient, car l’expérience peut imposer des dogmes et grandement limiter la compréhension de la tâche à réaliser (le défaut des talents naturels). Bref, l’expérience est un atout lorsque bien utilisée dans un cadre de fonctionnement axé sur la compréhension et non lorsqu’il s’agit d’une application aveugle de principes vécus par un individu.

Quelqu’un qui n’a jamais couru un marathon peut-il entraîner des marathoniens? Est-ce qu’un gringalet pourrait entraîner des culturistes? Si on pousse le raisonnement plus loin, est-ce qu’un entraîneur de sexe masculin pourrait entraîner des femmes en n’ayant aucune idée de ce que peuvent être les phases du cycle menstruel? Pourtant, bien des entraîneurs n’ont jamais pratiqué à un haut niveau la discipline dans laquelle ils entraînent des athlètes. Certains des meilleurs entraîneurs souffrent de surpoids et même d’obésité ou bien présentent une capacité aérobie digne d’un koala. Mais, leurs athlètes connaissent du succès.

Pourquoi est-ce ainsi? Parce que l’expérience permet d’augmenter le bagage de connaissances dans une discipline donnée, mais n’est pas un facteur limitant dans l’apprentissage de l’entraîneur. Les capacités d’analyse, de compréhension et de conversion d’un modèle théorique en application pratique sont des éléments encore plus importants que l’expérience. Afin d’être en mesure de bien développer un athlète, il faut comprendre les exigences des activités, les capacités de l’athlète et comment implanter une intervention qui modifiera avec succès ses aptitudes afin qu’il ou elle performe.

Est-ce qu’un entraîneur doit être un exemple? Ça dépend de l’exemple. Un entraîneur doit prêcher par l’exemple par sa rigueur, par sa capacité d’analyse et de compréhension, par ses capacités à apprendre et à mettre en pratique les notions théoriques qu’ils affûtent régulièrement. Un entraîneur n’a pas besoin d’être un exemple de performance, il doit favoriser la performance de ces athlètes avec l’ensemble de ses ressources. Le meilleur cours de spinning n’est pas forcément donné par l’instructeur ayant la meilleure capacité aérobie.

Ceci étant dit, il existe des entraîneurs qui donnent le mauvais exemple. Pour moi, un mauvais exemple se manifeste de différentes façons. Un entraîneur qui se cherche des excuses pour justifier son surpoids ou sa sédentarité, un entraîneur qui ment, qui manipule, qui n’est pas intègre, qui croit sans comprendre, etc. La liste est longue…

Lorsque l’on se cherche un entraîneur, il faut être prudent dans l’exemple que l’on tente de suivre, comme on dit, l’habit ne fait pas forcément le moine…

Les 16 et 17 novembre prochains, 6 de mes athlètes (Priscille, Laura, Nathalie, Thessiane, Anne-Josie et Karyne) participeront à leur plus grande compétition en carrière. Elles compétitionneront fièrement (et surtout avec grand plaisir) dans différentes catégories (bikini, fitness model, figure) lors du Fitness America Weekend et elles partageront la scène avec plus de 500 autres athlètes. Pourtant, je n’ai jamais participé à une compétition en maillot 2 pièces et en talons hauts (et c’est mieux comme ça pour tout le monde).

Le 25 novembre, un de mes athlètes (let’s go Robert, tu ne cesseras de m’impressionner!) participera au Ironman de Cozumel, il s’agira d’un important défi pour lui. Pourtant, je nage aussi bien qu’un bloc de ciment de l’échangeur Turcot…

Comment puis-je entraîner ces athlètes alors que je n’ai jamais participé comme athlète à ce type de compétitions? Bonne question! On verra bien ce que ça donne, peut-être me faudra-t-il apprendre à nager en talons haut…

Les filles en question…
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L’Équipe Canada à laquelle nous nous joignons…
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