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Dr Kin vs Dr Protéines: Le round ultime!

C’est en étant confronté à la dure réalité de ne posséder qu’un seul téléviseur et d’être devant l’obligation matrimoniale d’écouter Occupation Double que je me suis décidé à rédiger mon dernier billet relatant mon affrontement avec le Dr Protéines. Question de finir en beauté, j’aurais pu vous assommer de statistiques et de références scientifiques, mais, j’ai plutôt opté pour mettre à profit mes ressources afin de tenter d’élucider l’impact réel d’une diète protéinée hypocalorique.   

 J’ai soumis 3 heureuses élues à ce type de régime en mesurant leur composition corporelle (mesures anthropométriques pour ceux qui posaient la question) et leur niveau d’activité physique (par accélérométrie, minute par minute) avant et après 1 semaine de diète. Bon, je n’y suis pas allé aussi fort que le vrai programme, en moyenne, les participantes ont été soumises à une diète leur procurant ~1300 kcal dont ~45 % provenait d’un apport en protéine. Pour ceux et celles qui vont critiquer en disant qu’il n’y avait pas assez de protéines, sachez avant de vous acharner sur mon sort que les filles consommaient en moyenne 2.5g de protéines par kg de poids, soit une quantité théoriquement amplement suffisante pour avoir un effet sur la satiété et sur la masse musculaire.   

 Ouvrez la parenthèse. Un gros merci à Évelyne DeBlock pour l’élaboration des plans nutritionnels, tâche ardue s’il en fut une. J’avais en effet beaucoup de contraintes et de caprices et les nutritionnistes n’aiment généralement pas concevoir des plans alimentaires tributaires de diètes protéinées hypocaloriques… Pourquoi avoir recours à une nutritionniste plutôt qu’un centre du Dr Protéines me direz-vous? Parce que les centres que j’ai contactés tenaient à ce que je paye pour tous; produits, etc. Je fus donc contraint d’exploiter de façon inexcusable une nutritionniste. Fermez la parenthèse.   

 Alors, que s’est-il passé? Est-ce que mon modèle mathématique présenté dans le dernier billet tient la route?   

Le tableau 1 présente les valeurs de composition corporelle et de dépense énergétique initiale et après 1 semaine. Nos 3 heureuses participantes débordantes d’enthousiasme ont effectivement perdu du poids pendant la semaine :   

 – Perte moyenne de 1.2 kg soit 2 % du poids initial   

 – Perte moyenne de 0.6 kg de gras soit 7 % de la masse grasse initiale   

 – Perte moyenne de 0.7 kg de muscle soit 3 % de la masse musculaire initiale   

 J’avais prédit 1.5 kg de poids, dont 0.8 kg de gras et 0.7 kg de muscle. Pas pire pour quelqu’un qui se fait reprocher de fabuler dans un univers de chiffres loin de la réalité. Donc, mon modèle semble tenir la route. Pour ceux et celles qui s’inquiètent et s’insurgent en soulignant que les apports caloriques étaient plus importants pour les participantes que ce qui était indiqué dans mon modèle. Je m’y attendais et je répondrai à ces accusations vaines que le niveau d’activité physique des participantes était supérieur à celui dans le modèle. Donc, plus de calories dans la diète, mais plus de calories associées à l’activité physique. Le compte est bon, continuons.   

 Attardons-nous avec plus de minutie à l’activité physique. J’avais prédit une diminution de 20 % de la dépense énergétique associée à l’activité physique et nos participantes ont subi une diminution de 19 % en passant de 1307 kcal par jour à 1064 kcal par jour pour cumuler une perte de 54 min par jour. Cette diminution du niveau d’activité physique n’a pas été causée par une réduction de l’activité physique volontaire (entraînement), mais plutôt par une diminution de l’activité physique au quotidien. Elles bougeaient autant à l’entraînement, mais elles bougeaient moins dans leur quotidien, et ce, malgré une consigne claire de tenter de maintenir ou d’augmenter leur niveau d’activité physique.   

 Voilà une redoutable combinaison droite gauche au menton du Dr Protéines. Je confirme ce qu’on retrouve dans la littérature : les diètes protéinées hypocaloriques entraînent une diminution de l’activité physique. Voilà le talon d’Achille de la méthode de perte de poids du Dr Protéines. La perte de poids est bien réelle et mes chiffres la confirment cependant, l’impact d’une réduction du niveau d’activité physique quotidien est un problème majeur. Majeur parce qu’il ne s’agit pas de l’activité physique réalisée au gym, mais plutôt celle du quotidien, celle dont on ne se soucis pas et dont nous n’avons pas vraiment conscience. Pourquoi est-ce si important? Parce que cette réduction va inévitablement modifier le comportement et les habitudes de vie. On va subtilement s’habituer à bouger moins dans notre quotidien. Et lorsque l’on va réintroduire une alimentation dite « normale », rien n’indique que ces habitudes moins actives vont disparaître pour faire place à un mode de vie actif. Et vive la reprise de poids.   

 Comment expliquer les « succès story » du Dr Protéines? Probablement parce qu’il s’agit de gens très sédentaires dont l’activité physique ne peut pas vraiment descendre davantage et qui, lorsque soumis à une sévère restriction calorique vont perdre du poids sans voir leur quotidien trop perturbé. Heureux de leur perte de poids, ces gens décident d’entreprendre une nouvelle vie qui incorpore beaucoup d’activité physique. Ce n’est pas un scénario impossible, mais définitivement peu probable. Ce qui risque d’arriver dans la grande majorité des cas, c’est une perte de poids, gras et muscle, et une diminution marquée du niveau d’activité physique quotidien suivit d’une reprise de poids à moyen terme caractérisée par une large proportion de gras et une faible quantité de muscle. Une personne avec sensiblement le même poids qu’avant la diète, mais avec plus de gras et moins de muscle. Une perspective peu reluisante.   

 Je me dois de terminer en disant que je ne peux endosser une approche incompatible avec l’expression d’une des plus belles habiletés de l’être humain : l’activité physique. Je ne peux me résoudre à croire que des stratégies marketing peuvent contredire de façon fallacieuse des faits et convaincre des gens incrédules de quelconque bienfait d’une telle approche de perte de poids. Non, Dr Protéines, votre présentation ne m’a pas convaincu, vos arguments se sont encore une fois avérés trompeurs.   

 J’attends la carte de pointage de juges, mais je retourne dans mon coin les bras hauts levés…

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Dr Kin vs Dr Protéines : Round II

Un round difficile s’annonce pour moi et surtout pour vous! Je vais tenter d’expliquer pourquoi certaines personnes réussissent à perdre du poids en suivant une diète protéinée. Je vous averti, nous allons plonger dans des notions avancées de bioénergétique alors rincez bien votre protecteur buccal et attachez vos bottines avec de la broche.

Deux éléments caractérisent les diètes protéinées :

1) Des apports nutritionnels presque exclusivement composés de protéines

2) Une restriction énergétique importante

Voyons voir les effets sur le métabolisme énergétique et sur la composition corporelle issus de ces deux caractéristiques. Dans un premier temps, nous observons une baisse progressive du glucose sanguin (environ 8-10g/h) et, en parallèle, une diminution des concentrations d’insuline. Cette dernière réduction entraîne la mise en circulation de glucose en provenance du foie (réserve ~300kcal), inhibe la synthèse du glycogène dans le foie (fini l’entreposage de sucre dans le foie) et stimule la glycogénolyse. OK, OK, je pousse un peu fort sur la terminologie, il s’agit de la dégradation du sucre par le muscle et le foie pour en utiliser l’énergie lors d’activités physiques par exemple. Le résultat de tout ça? Nos réserves de sucres diminuent en entraînant une perte d’eau (pour chaque g de glycogène que l’on perd, on perd 3-4g d’eau). Comme le glucose sanguin est essentiel à la vie, l’organisme met en branle des systèmes de production de glucose. À l’aide d’acides aminés comme l’alanine et la glutamine et de substrats comme le lactate (vous savez, l’acide lactique comme l’on dépeint à tord comme un déchet) et le glycérol (comme dans triglycérides, comme dans gras), le foie est en mesure de produire du glucose pour assurer la survie de l’organisme. Après 2-3 jours, les réserves de glycogène sont épuisées pour la plupart des individus et l’organisme commence à utiliser plus de gras comme source d’énergie. Donc, il est vrai que ce type de diète augmente l’oxydation du gras, c’est-à-dire favorise une perte de poids provenant du gras, et ce, de façon proportionnelle au déficit énergétique (plus grand déficit, plus de gras parti).

Jab, jab uppercut contre moi…

Mais, j’ai une bonne mâchoire alors, continuons. La baisse d’insuline entraîne également une protéolyse (décidément, j’ai sorti mon arsenal de scrabble, désolé!) qui entraîne une dégradation plus importante de la masse musculaire (les acides aminés pour faire du nouveau glucose, vous vous souvenez? Ne vous inquiétez pas, il n’y a pas de questions quizz à la fin). Ici, les études ne s’entendent pas toutes sur l’impact de l’ingestion de protéines sur la dégradation des protéines musculaires. Certaines mentionnent que même une ingestion de plus de 1.5 g de protéines par kg de poids corporel n’arrive pas à maintenir la masse musculaire en présence d’un déficit énergétique important (perte de 60-70g de protéines par jour) alors que d’autres mentionnent qu’il est possible de maintenir la masse musculaire à l’aide d’un apport d’environ 70 g de protéines par jour. Pour les besoins de l’exemple, je vais supposer une maigre perte de 10 g par jour pour essayer de plaire à tout le monde.

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Question de perdre le plus de lecteurs possible et de faire radier mon blogue, je vais m’aventurer à démontrer ce qui se passe à l’aide d’un modèle mathématique qui sera loin d’être parfait, mais, qui sera en mesure de présenter ce qui se passe de façon plausible et réaliste. Nous allons prendre mon ami Jo L’insouciant en exemple et présenter ses caractéristiques dans le tableau 1.

À ce portrait, il ne manque que le coût énergétique de la digestion (thermogenèse alimentaire pour poursuivre sur ma lancée scrabblesque). Pour la déterminer, il faut que nous connaissions les apports nutritionnels de Jo L’insouciant. Le régime du Dr Protéines fournit environ 850 kcal par jour, et ce, majoritairement sous forme de protéines. Comme je n’ai pas pu mettre la main sur la composition exacte de la diète (fallait que je paye…) je vais y allez avec une supposition qui doit être très proche de la réalité et qui ne nuira pas à l’exemple. Et hop! À la demande générale, passons au tableau 2 pour décrire la diète.

Maintenant que nous avons une idée de la composition corporelle initiale de notre heureux candidat à la perte de poids ainsi que sa dépense énergétique et de ses apports nutritionnels, voyons voir ce qui se passe lorsque la diète protéinée hypocalorique commence. Nous allons inévitablement observer une modification de la composition corporelle et par le fait même, une modification du métabolisme énergétique (oui, oui, inévitable je vous dis et je vous epxliquerai pourquoi la semaine prochaine). Question de conserver la même thématique, poursuivons avec le tableau 3 qui présente ce qui se passe lors des premiers jours, puis, faute d’espace, nous passons aux jours 15 et 31 du processus de perte de poids.

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Bien sûr, vous me direz que vous connaissez quelqu’un qui a perdu 8 kg par semaine pendant 4 semaines et que ce modèle ne représente pas la réalité. Laissez-moi l’opportunité de riposter. En aucun cas ce modèle ne peut se porter garant d’être à 100 % représentatif, mais, néanmoins, il s’appuie sur des données établies et reconnues. Certaines différentes entre une réalité X et ce modèle peuvent s’expliquer par une perte plus importante de masse maigre, plus précisément de la masse musculaire et/ou par une moins grande diminution du niveau d’activité physique quotidien (inutile de répéter que l’activité physique ne se résume pas à ce qui se passe au gym, n’est-ce pas?) et une perte un peu plus importante en masse grasse.

Bref, qu’est-ce qui se passe chez notre ami Jo L’insouciant? Dès les premiers jours, il y a une perte en eau et en glycogène qui explique presque la totalité de la perte de poids initiale. Les jours subséquents sont caractérisés par une perte plus importante de masse grasse et un début de protéolyse (je ne pouvais m’empêche de ploguer le mot à nouveau) plus important afin de fournir des acides aminés en provenance du muscle pour former du nouveau glucose sanguin. Veuillez noter que je n’ai pas employé le terme gluconéogenèse pour identifier ce processus dans le but unique de vous épargner et de me garder quelques armes au scrabble. Afin de donner toutes les chances au Dr Protéines (que voulez-vous, je suis comme ça!), mon modèle n’a pas tenu compte de la contribution des glucides ingérés (10% des kcal ingérés) et j’ai appliqué la totalité du déficit énergétique à la masse grasse. C’est comme si je me battais avec une main attachée dans le dos.

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Après 31 jours, notre ami Jo L’insouciant n’est plus le même homme :

– Perte de 7.1 kg (allez, on l’applaudit!)

– Perte de 3.7 kg de gras (on se lève et on applaudit)

– Perte de 3.4 kg de masse maigre (on s’assoit en silence…)

Son métabolisme énergétique a également changé :

– Diminution de 32.6 % du métabolisme de repos

– Diminution de 15.9 % de l’activité physique

– Diminution totale de la dépense énergétique de 26.4 %

Pour compléter ce second round âprement disputé, force est d’admettre que les diètes protéinées permettent de perdre du poids et pas seulement du muscle et de l’eau comme ses détracteurs le laissent trop souvent croire. Oui, il y a également une perte de gras. Cependant, avant de vous ruer vers la succursale la plus proche du Dr Protéines, laissez-moi tenter de faire un« comeback » au troisième et dernier round (je n’ai pas encore été mis KO).

En attendant ce round, voici quelques références :

Hoffer, LJ, Metabolic consequences of starvation, in Modern nutrition in health and disease, M.E. Shils, et al., Editors. Lippincott, Williams & Wilkins. 1999. p. 645.

Henriksson, J, Energy metabolism in muscle: Its possible role in the adaptation to energy deficiency, in Energy metabolism: Tissue determinants and cellular corollaries, J.M. Kinney and H.N. Tucker, Editors. Raven Press: Neww York. 1991. p. 345.

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Dr Kin vs Dr Protéines: Round I

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Les apparences peuvent être trompeuses

 

Maintenant que vous connaissez mon adversaire les hostilités peuvent commencer. Allons-y allégrement vers la présentation et l’analyse de la stratégie marketing et des tactiques de ventes (désolé pour ceux qui sont en marketing, ma formation est davantage en physiologie) auxquelles j’ai été confronté. Dans un premier temps, on fait appel de façon plus qu’évidente à l’expert vedette. On présente le Dr Protéines comme un médecin, un médecin du sport, un diététicien, un auteur à succès, un thérapeute de la perte de poids et un scientifique vivant à l’étranger où il pratique son art et rédige ses nombreuses publications. J’imagine que son CV doit avoir près de 100 pages… Déjà, l’ensemble de la salle était pratiquement convaincu et on aurait pu sauver du temps en passant immédiatement les bons de commande.  

Ensuite, on présente des chiffres absolument impossibles à vérifier, mais qui sonnent comme une tonne de brique à faible teneur en gras et en sucre : plus d’un million de personnes ont suivi cette diète avec succès, 100 % des gens qui suivent la diète réussissent, ceux qui échouent sont ceux qui ne la suivent pas. Le Dr Protéines a traité plusieurs milliers de patients personnellement et avec un succès infaillible. Là, j’étais sur le poids de m’acheter un Jello aux protéines à saveur de carambole vietnamienne. L’auditoire était conquis, il ne restait qu’à leur bourrer le crâne de pseudo notions de physiologie et de métabolisme afin de clouer le dernier clou dans le cercueil.  

Et c’est justement qui s’est passé. Et vlan! On y va avec l’explication des macronutriments et même de leur composition chimique, on parle du processus de digestion et de stockage des lipides et des glucides et bien évidemment, on s’élance dans une démonstration mathématique de la perte de poids tout en s’assurant au passage de démolir les vertus de l’activité physique pour la perte de poids (encore une fois, on réduit l’activité physique uniquement à ce qui se passe au gym). À ce stade, je craignais devoir intervenir pour stopper les saignements de nez ou les crises d’épilepsie, mais l’auditoire sembla tenir le coup sans toutefois me démontrer qu’ils avaient tout compris.  

Au passage, on mentionne quelques autres programmes de perte de poids (des compétiteurs) qui sont tous corrects, mais qui, dans le fond, ne fonctionnent pas aussi bien que la méthode du Dr Protéines, car eux, ils n’ont pas la connaissance et l’expertise. En réalité, tout le monde se trompe sauf le Dr Protéines.  

Ensuite, on enchaine avec le contenu émotif afin de couler une calotte de béton digne d’arrêter toute fuite de pétrole provenant d’une plateforme BP au royaume des crevettes et du bayou pour s’assurer de ne donner aucune chance à l’auditoire. Vous devez vous aimer, vous devez faire ce sacrifice pour la personne la plus importante de votre vie : vous. ________Quelques espaces pour laisser place à l’émotion. Ensuite, les témoignages, les cas de réussites. Mon Dieu, est-ce possible de ne pas perdre du poids et d’être finalement heureux en suivant cette méthode? À ce point, je regrettais de ne pas avoir de poids à perdre, j’aurais tant aimé adhérer à ce programme si merveilleux afin de vraiment jouir de la vie. Vite, donnez-moi un cheeseburger double boulettes que je prenne un peu de poids.  

 Et on poursuit avec la présentation du programme d’encadrement : notre approche ne consiste pas uniquement en une gamme exceptionnelle de produits, mais bien dans une approche accompagnatrice et humaine qui vous permet d’être écouté, compris et supporté dans votre cheminement vers votre nouvelle vie, vers votre nouveau vous : meilleur et surtout plus maigre de plusieurs kilos.  

Alors, si je résume :  

1)      On vous présente un expert omnipotent qui aurait créé la terre en 4 jours avec une main dans le dos et n’aurait eu besoin que d’un 15 minutes de pause (syndicat oblige, faudrait pas se faire coller un grief)  

2)      On vous assomme avec un rapport débordant de statistiques qui fait gage des succès planétaires de la méthode. Si les chiffres (que personne ne comprend) le disent en plus de l’expert, ça ne peut qu’être vrai  

3)      On renchérie avec un blabla métabolico physiologique qui défile à un rythme pas possible et qui lobotomiserait sur-le-champ n’importe quel PhD travaillant spécifiquement dans ce domaine depuis 30 ans (mais pourquoi ai-je tant étudié de choses complètement fausses?)  

4)      On revient vous chercher en allant toucher votre fibre émotive, on tente de vous interpeller personnellement. À cela, on ajoute une panoplie de témoignages et de cas de réussite. Émouvant. Bref, nous sommes là pour sauver votre vie, surtout pas pour collecter de l’argent… De toute façon, la diète ne vous coûtera rien, elle se payera toute seule avec l’argent que vous allez économiser en médicaments.  

Voilà pour le premier round. La suite, je vais faire de gros, gros efforts pour présenter objectivement les points favorables de la méthode et pourquoi ou pour qui ça peut marcher. Maintenant qu’on m’apporte une bouteille d’eau et une serviette que je m’éponge un peu.  

Le prochain round sous peu.

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Dr Kin vs Dr Protéines: L’avant match

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Le récit d'un furieux combat...

 

Cette dernière fin de semaine, j’ai récidivé en assistant pour une seconde fois à une conférence portant sur les diètes protéinées et la perte de poids. Cela m’a pris un certain temps avant de me décider à écrire ne sachant pas si je devais employer une approche dévastatrice, sans regard pour l’impact de mes propos ou bien, si je devais m’efforcer à prendre une voie plus souple, plus subtile. Bien franchement, je ne suis pas encore tout à fait fixé sur la teneur de mes propos et surtout sur le ton littéraire à exploiter. Avant toute chose, j’aimerais souligner avec fermeté que je n’ai nullement l’intention de critiquer ou de choquer les personnes ayant suivi ce type de diète avec succès ou non. À ceux et celles qui ont réussi, je vous en félicite et j’espère que vous vous portez à merveille et que vous profitez pleinement de la vie. À ceux et celles qui n’ont pas eu cette chance, ne vous découragez pas, il y a toujours de l’espoir et cet espoir passe par la connaissance.   

Chose certaine, je vais y aller d’une série de trois rounds :   

1)      Premier round : je vais présenter dans un premier temps le programme puis l’approche marketing et les techniques de vente exploitée lors de ce type de présentations   

2)      Second round : je vais tenter de décortiquer pourquoi ce type de méthode de perte de poids fait perdre du poids   

3)      Troisième et dernier round : je vais terminer en force en m’affairant à faire ressortir subtilement les incohérences et contractions de ce type d’approche et plus précisément de la présentation à laquelle j’ai assisté. Bref, pourquoi ça risque de ne pas marcher et en somme, démystifier l’arnaque s’il y en a une. Quel suspense!   

Pour vous mettre en situation, je me suis pointé un samedi matin à 10 h (bon, 10h05, je suis arrivé un peu en retard) dans une clinique d’esthétisme qui accueillait un célèbre Dr Protéines (on sait jamais, je pourrais me faire empoisonner si je laissais filtrer des noms ou si je le comparais à un chef d’orchestre de l’OSM) qui présentait sa méthode révolutionnaire de perte de poids. J’avais déjà assisté à une conférence de ce doc en 2003 et disons que j’étais resté quelque peu sur ma faim (diète protéinée, faim, vous suivez?) et j’espérais trouver du nouveau. Nous étions environ 6 ou 7 personnes assises dans le lobby servant de salle de conférence d’un petit salon d’esthétisme. Comble de malheur (mais, quelle satisfaction pour mon égo sans cesse croissant), je fus reconnu dès mon arrivée par un des organisateurs. Tant pis pour le déguisement, j’aurais dû opter pour les lunettes et la moustache…   

Mais, qu’est-ce que ce programme qui fit en sorte que je me suis déplacé un samedi matin? Le voici. Il s’agit d’un programme de perte de poids en 2 étapes mettant l’accent sur des changements nutritionnels importants. La première partie de la méthode consiste à réduire les apports énergétiques à environ 850 kcal par jour dont la majorité provient des protéines et une infime partie provient des « méchants » glucides. Cette partie du programme se poursuit tant et aussi longtemps que 90 % de l’objectif de la perte de poids n’est pas atteint. Cet objectif est fixé en partie par le participant et en partie par le conseiller en perte de poids (personnellement formé par le Dr Protéines). Comme ils ont dit lors de la conférence, on y va au feeling, pas d’indice de masse corporelle, pas de mesure de composition corporelle. On utilise le gros bon sens. Pendant la phase de perte de poids, on se nourrit majoritairement de protéines de saveurs variées venant sous différents formats, mais provenant généralement d’un sympathique sachet. On conserve quelques aliments comme les légumes verts et on peut autoriser un repas « classique », mais qui doit respecter certaines règles (haute teneur en protéines, faible teneur en gras et surtout pas de glucides).   

La deuxième étape ou la phase de maintien consiste à réintroduire des repas classiques dans l’alimentation et à augmenter les apports énergétiques sans toutefois causer une prise de poids.   

Voilà pour l’avant match, que le combat commence!   

La suite sous peu…

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