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Peut-on annuler les effets du fast-food avec l’entraînement HIIT?

Fast-food et HIIT

Ne serait-ce pas une excellente nouvelle si grâce à quelques minutes d’entraînement nous pouvions être en mesure d’annuler les effets néfastes du fast-food sur la santé? La malbouffe ne serait plus problématique, il suffirait de quelques minutes d’entraînement à haute intensité et puis le tour est joué.

Est-ce possible ? Des chercheurs se sont penchés sur la question et on publié les résultats d’une étude préliminaire sur le sujet. Les résultats ont causé tout un émoi auprès des médias populaires qui ont rapidement sauté sur les conclusions de l’étude. Pourtant, quand on s’attarde aux détails de cette étude de chez nous, on constate qu’il y a certains éléments qui mériteraient d’être mentionnés plus clairement.

Je vous ai préparé une analyse de l’article avec mes conclusions. À écouter avant d’entreprendre une cure de malbouffe…

Référence

  1. Duval, C., et al., High Intensity Exercise: Can It Protect You from A Fast Food Diet? Nutrients, 2017. 9(9).
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Il faut bannir les chaises, pas les blizzards…

DQ_dotcom_promos_bfc_01Récemment, Le Devoir a publié un article clouant au pilori la malbouffe. Un réputé cardiologue, le Dr Martin Juneau (Cardiologue, Directeur de la prévention, Institut de Cardiologie de Montréal, Professeur agrégé de clinique, Faculté de médecine, Université de Montréal) mentionnait que la malbouffe, en l’occurrence les blizzards à 1350 kcal ne devraient pas exister. Loin de moi l’idée de me mettre à dos les grandes instances de la santé, mais je suis las d’entendre ce genre de raisonnement. Pourquoi les Blizzards ne devraient-ils pas exister? Parce que l’on n’en a pas besoin pour vivre mentionne le Dr Juneau. Donc, nous devrions épurer de nos vies tout ce qui n’est pas nécessaire à notre survie. De cette façon, nous serions tous intelligents, beaux, grands et forts…

Vous me direz que j’exagère (à peine), mais en réalité je n’exagère pas du tout. Selon moi (en toute humilité), c’est précisément ce type de raisonnement qui nuit à la population. On cherche des méchants coupables, on veut un diable et ce diable cadre très bien avec la perception populaire que nous avons des grandes entreprises. Nous sommes aux prises avec les vilains Pepsi, Coca-Cola et maintenant nous voilà confronté à la diabolique Dairy Queen. Ce sont eux qui cherchent à faire de l’argent en vous engraissant sans fin.

La pauvre population sans défense ne peut que se laisser subjuguer par leurs publicités enchanteresses et leurs produits envoutants pour mortellement tomber dans le piège de l’obésité. Le pauvre gouvernement n’a pas les moyens de lutter contre ces géants du Mal qui sont trop bien outillés. David contre Goliath que Le Devoir mentionnait…

Pourquoi alors certaines personnes mangent des Blizzards et ne sombrent pas dans l’obésité? Pourquoi certaines personnes boivent-elles de temps à autre des boissons gazeuses sans soudainement être foudroyées par un retentissant infarctus? Assurément leurs gènes…

On parle de taxer les boissons gazeuses et la malbouffe afin de financer le système de santé pour lutter contre l’obésité. Pour avoir discuté avec plusieurs intervenants en santé et avoir moi-même travaillé dans ce secteur, il est rarement question de manque de fond et beaucoup plus d’un manque criant d’organisation et de sens de la saine gestion. Non, plus d’argent contre l’obésité ne fera pas moins d’obèses, seulement plus d’argent dans un système qui ne cherche pas les bonnes solutions. Pire encore, ce système continu de travailler en parallèle en scindant constamment les interventions : d’un côté la nutrition, de l’autre l’activité physique. Quand va-t-on comprendre qu’il s’agit de la même chose? Les comptables travaillent autant avec les revenus que les dépenses, pourquoi continuons-nous à nous entêter à diviser les calories qui entrent des calories qui sortent?

Pourquoi ne pas taxer le temps d’écoute télévisuel ou bien le temps passé devant l’ordinateur? Pourquoi ne pas imposer une taxe sur les chaises? Et pourquoi ne pas bannir tout simplement les chaises? Plus personne assis, tout le monde debout. Même ça, ça ne marchera pas (je dois souligner le jeu de mots…). Pourquoi? Parce que le gouvernement et la population faillissent à la plus simple règle : afin de changer, il faut dans un premier temps le vouloir et avoir les connaissances nécessaires pour le faire.

La grande majorité de la population ne désire pas réellement changer, du moins, la plupart des gens en surpoids que je reçois en clinique souhaitent changer leur physique, mais ils souhaitent beaucoup moins changer la cause de leur surpoids (leurs habitudes de vie). Et c’est normal, c’est très difficile. En ce qui concerne ceux qui le veulent vraiment, une fraction de ces gens ne bénéficie pas des connaissances requises pour mettre en place un changement efficace qui leur procurera des résultats.

Une preuve de ce dernier point réside dans le témoignage du Dr Juneau (ce n’est rien de méchant envers le bon Dr). Ce dernier mentionne que cela prendrait des heures de sports pour brûler les calories provenant du démoniaque Blizzards. Encore une fois, on réduit l’activité physique à l’activité sportive. Bien souvent, l’activité sportive représente moins de 10 % des calories que l’on dépense sur une semaine. Ce n’est pas là que le match se joue pour la majorité des gens. C’est dans leur quotidien. Mais ça, on en parle encore difficilement même parmi les spécialistes comme le Dr Juneau. Ça, c’est un chapitre au manuel qui manque de façon criante.

On ne réalise pas le message contradictoire que la société envoie. Il faut combattre l’obésité, détruire la malbouffe et bouger plus. Cependant, les fumeurs au travail peuvent prendre des pauses de 15 min à quelques reprises par jour pour aller fumer alors que des gens obèses se voient refuser la possibilité d’aller prendre des marches de 15 min quelques fois par jour. Dans plusieurs grandes villes, il existe des règlements municipaux qui empêchent l’utilisation des escaliers (on ne peut déverrouiller les portes qu’en cas d’urgence). Mais, il faut faire du sport…

On s’acharne donc sur la malbouffe et sur les vilaines compagnies qui en produisent en se contentant de dire aux gens de bouger plus. Pourquoi ne met-on pas l’emphase sur l’éducation et sur la responsabilisation des gens? Pourquoi ne pas laisser le choix aux gens d’être obèses ou non et surtout, de les responsabiliser dans leur décision? Pourquoi ne pas inscrire des limites à la couverture de l’assurance maladie? Le diabète de type 2 et l’hypertension ne sont plus couverts s’ils sont présents suite à un surplus de poids. Ça, ça serait trop méchant et trop cruel. Non, on doit plutôt s’attaquer aux Blizzards et s’assurer que les gens ne soient pas éduqués en matière de bioénergétique. Il ne faudrait pas que quelqu’un apprenne quelque chose dans tout ça, parce qu’il est difficile de taxer le savoir.

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On nous ment!

Comme vous êtes à même de le constater, mon blogue subit une refonte assez importante. Or, comme je suis passablement occupé, je m’étais dit que cette semaine, je ferais relâche de publication. C’était malheureusement sans compter sur le hasard…

Je suis tombé sur un article publié dernièrement dans la prestigieuse revue Nature (habituellement, pour y publier, il faut être « big ») qui traite de la problématique de l’obésité. Les auteurs, Sikh et Fhraud ont réussi ce que plusieurs croyaient comme impossible. Les deux chercheurs, l’un de la prestigieuse Harvard et l’autre de la non moins prestigieuse Yale ont mis sur pied une étude longitudinale de plus de 10 ans où ils ont suivi 117 430 personnes. Leur objectif était d’identifier hors de tout doute les causes de la prise de poids. Et ils ont réussi!

Ils ont clairement identifié des toxines (la métalotoxase I et la Cyclinophophatase) responsables de dérèglements hormonaux causant la prise de poids. La présence de ces toxines permet de déjouer (ou plutôt modifier) les principes de thermodynamiques (entre autres, le fameux rien ne se perd, rien ne se créer, tout se transforme) à l’intérieur même des cellules. Comment? Si je résume de façon simple et surtout en ne rendant pas justice aux efforts des chercheurs, les toxines agissent comme parasites sur la cellule et entament une cascade de réactions dont le produit final est de l’énergie. Contrairement à nos cellules, ces toxines ne font pas que transformer de l’énergie, elles en produisent. Donc, en parasitant nos cellules, ces deux toxines créent de l’énergie comme dérivé secondaire de leur métabolisme. Le résultat? Bien que vous mangiez moins et que vous bougiez plus, la présence de ces toxines fait en sorte que votre balance énergétique peut demeurer positive. Pour ajouter à ce désastre, de faibles apports énergétiques stimulent certaines hormones (ghreline, leptine, orexine, etc.) qui à leur tour stimulent l’action des toxines par une réaction métabolique conjointe impliquant l’AMPc. De façon simple, ce que je me tuais à vous expliquer dans de nombreux articles ne tient plus la route. Je suis débouté.

Là où la situation devient vraiment alarmante, c’est au niveau de la présence de ces toxines dans l’environnement. À l’état naturel, ces toxines sont pour ainsi dire, absentes. Cependant, en présence de certains composés chimiques et d’additifs alimentaires, elles se multiplient de façon exponentielle pour atteindre des niveaux potentiellement dangereux. Allez deviner la suite! J’insiste, essayez de deviner…

Les composés chimiques en question sont de la famille des fumarates sodiques, substances utilisées dans les mixtures de médicaments afin de stabiliser les substances actives. On en retrouve même dans les suppléments de vitamines, dans plusieurs sortes de friandises et même dans les boissons gazeuses (ce qui permet à ladite boisson de conserver ses bulles plus longtemps). La combinaison de ces médicaments, suppléments, bonbons ou boissons avec des additifs alimentaires (comme dans la malbouffe) rend pratiquement impossible toute perte de poids.

Je me suis permis de faire une recherche rapide sur les fabricants de ces substances sur Google pour découvrir que 3 compagnies sont responsables de l’ensemble de la production mondiale. Ces compagnies, Gain Chemicals des É-U, S.O. FHATS Industries de Chine et A.D Pocite inc. de Belgique sont toutes trois des filières des principales industries pharmaceutiques ou de l’industrie des boissons gazeuses et font affaire depuis le milieu des années 60, soit exactement où le problème d’obésité a pris sont envol dans les pays industrialisés. On se croirait dans un épisode des X-Files!

Maintenant, j’ai quelques questions pour vous

1)      Y avez-vous cru?

2)      Avez-vous vérifié la référence dans Nature?

3)      Avez-vous vérifié si les toxines existaient?

4)      Avez-vous vérifié si les compagnies existaient?

5)      Avez-vous compris quelque chose dans le texte?

Si vous avez répondu oui aux questions 2,3, 4, je vous félicite surtout si vous avez réalisé que tout était faux.

Si vous avez répondu oui à la première, je vous pardonne et ne vous sentez pas mal, je sais que je suis toujours très convaincant.

Si vous avez répondu oui à la première et oui à la dernière, vous êtes grandement à risque. Vous êtes vulnérables aux arnaques de ce type qui abondent dans le domaine de la santé et surtout dans l’industrie de la perte de poids.

Pour être honnête avec vous (cette fois, c’est vrai), il m’est également arrivé de ne pas aller vérifier des sources et de me faire prendre au jeu et j’en ai durement payé le prix. Sachez que pour un trop grand nombre d’individus, il est excessivement facile d’avoir recours à ce type d’arnaque afin d’engranger des profits considérables au détriment de la santé physique (et mentale) des gens.

Il est extrêmement important de développer un esprit critique et de constamment chercher à augmenter son bassin de connaissances afin d’abaisser notre vulnérabilité innée à ce genre de malversations.

En terminant, juste pour m’assurer de couvrir mes arrières, tout le contenu scientifique de cet article est totalement faux et j’espère que les auteurs Sikh et Fhraud n’existeront jamais. Je vais donc continuer à prôner l’option du déséquilibre énergétique pour la perte de poids.

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Comment éviter de prendre du poids en vacances

vacances, tout inclus, maigrir

Est-ce possible de ne pas prendre du poids en vacances ? Vous faites des efforts considérables pour améliorer votre silhouette avant votre départ pour une destination Soleil, puis c’est l’hécatombe en vacances: bouffe, alcool, playa…

Il y a quelques temps déjà, je me suis “amusé” à quantifier l’impact de vacances au soleil en format tout inclus sur la dépense énergétique et la composition corporelle. Quel est l’effet l’effet de ce type de vacances qui semblent prôner le sédentarisme et l’abondance nutritionnelle et stimuler la croissance de la protubérance abdominale ? Pourquoi? Simplement parce que je me suis posé la question si j’allais prendre du poids pendant ces deux semaines de vacances et surtout, si mon niveau d’activité physique allait être influencé par le doux sable chaud des plages. Et, je suis certain que ça vous intéresse…

Passons aux choses sérieuses. Moi le premier, je m’attendais à sombrer lourdement dans un mode de vie extrêmement sédentaire et largement influencé par un buffet abondant et luxuriant qui se solderait par une prise de poids relativement importante (je me disais entre 2 et 3 kg). Pour faire suite à un billet précédent, j’ai eu recours à un accéléromètre que j’ai porté pendant presque 2 semaines avant mon départ et pendant toute la durée de mes 2 semaines de vacances dans le Sud (au cas où vous l’auriez oublié, car, c’est important pour le contexte…). La figure 1 présente les minutes et les calories pour chacune de ces journées, peu importe la valeur, je vous invite à plutôt observer les fluctuations et les écarts entre les semaines.

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Figure 1: Changement du patron d’activité physique lors de vacances de type tout-inclus

Je vais vous demander de me croire sur parole quand j’affirme que je me suis réellement abandonné à mes vacances et que je n’ai pas cherché à m’entraîner tous les jours, ni à me restreindre devant le buffet et je n’ai pas succombé à une pernicieuse tourista. J’étais en vacances dans l’idée de passer du bon temps en mangeant ce dont j’avais envie et en faisant les activités qui me plaisaient. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que je bougeais beaucoup plus en vacances que lorsque j’étais au travail! En moyenne, je bougeais ~85 min de plus par jour et il me semblait que je ne faisais pas vraiment autre chose que de manger, boire, aller à la plage, me baigner, manger, boire, etc. Regardons le tout d’un peu plus près…

Comment est-ce possible de bouger plus en vacances? En fait, ce n’est pas si difficile que ça. Prenons par exemple l’activité de s’empiffrer au buffet versus manger à la maison. De ma chambre jusqu’au buffet, je devais marcher 10 minutes, et comme il s’agit d’un buffet, il faut se lever afin d’aller remplir son assiette à profusion et bien sûr revenir à sa place (plus l’assiette est remplie et lourde, plus on dépense de calories). Pour aller à la plage, il faut encore marcher, pour se trouver une place (bonne chance) il faut encore marcher, etc. En réalité, les vacances offrent une panoplie d’activités physiques qui sont difficilement accessibles lorsque nous travaillons principalement par manque de temps. Et le temps, c’est exactement ce dont nous disposons lorsque nous sommes en vacances.

Pourtant, alors que mon poids est demeuré stable pendant mes vacances, pour certains la réalité est tout autre. Il n’est pas rare d’observer chez certains vacanciers une prise de 3, 4 ou même 5 kg pendant une période de 14 jours dans le Sud. Voici mon explication…

De ce que j’ai pu observer lors de mon trop bref séjour (si vous voulez, j’y retourne à vos frais pour vérifier) trois raisons principales peuvent expliquer ce phénomène.

La consommation d’alcool

Je crois qu’il s’agit de la cause principale de la prise de poids dans le Sud. Je suis bien d’accord pour prendre un verre et avoir du plaisir, mais certains vacanciers poussent horriblement à l’excès. J’ai observé des compatriotes Québécois s’avancer fièrement d’un pas décidé vers le bar dès 10 h le matin pour se commander 2 bières bien froides… et continuer jusqu’à ce qu’ils ne soient plus capables se rendre au bar (et là, il demande à la conjointe qui honteuse, va discrètement chercher la divine boisson pour son malheureux ivrogne). Ledit conjoint qui affirme ne boire qu’en vacances dégrise juste à temps pour attraper la navette pour se rendre au buffet où il mangera abondamment et recommencera à boire. Sans compter la quantité astronomique de calories ingérées sous forme d’alcool, cette consommation abusive induit un état léthargique qui sabre abruptement dans le potentiel d’activité. À quoi bon prendre des vacances si les seuls souvenirs que nous en avons se limitent aux photos prises par le/la conjoint(e)? En réalité, ce qui me surprend, c’est la capacité de certains de ces individus à répéter l’exploit jour après jour. Donc, la consommation abusive d’alcool entraîne une surconsommation de calories et induit un état sédentaire (et c’est franchement désagréable pour le voisinage).

Le désir excessif de ne rien faire

Bon nombre de vacanciers se font un honneur de peaufiner leur bronzage à l’extrême (plus on est bronzé, plus nos vacances sont réussies non?) et passent de longues heures à se prélasser au soleil. En se restreignant plusieurs heures par jour pour stimuler les mutations potentiellement cancérigènes de nos cellules cutanées, on limite grandement la possibilité de bouger plus. Pourtant, il est possible de bouger et de bronzer simultanément (et en plus, ça permet d’éviter de bronzer par section et ainsi de ne pas avoir de démarcations gênantes) ou du moins, de ne pas se forcer à s’étendre plusieurs heures consécutives sous le soleil (ce que tous les dermatologues vous défendront). J’ai même observé des gens qui se sont forcés pour rien faire en prétextant qu’en vacances ils ne devaient rien faire (j’ai dû manquer le mémo). Mais, qui a dit ça? Je peux difficilement imaginer avoir du plaisir à être étendu pendant 14 jours sans rien faire. Pourquoi ne pas s’adonner à quelconques activités aquatiques afin de pleinement profiter du soleil et surtout de la mer? Suggestion : plongée en apnée, kayak de mer, voile, marche sur la plage pour admirer le paysage, etc. Et ce sont toutes des activités qui vont vous permettre de bronzer (mais, n’oubliez pas votre crème solaire!).

La perte des signaux de satiété

C’est ce dernier point qui m’a le plus surpris. Mes signaux de faim et de satiété ont grandement été perturbés lors de mon séjour. Parfois, j’allais manger parce qu’il me semblait que c’était l’heure alors que je n’avais vraiment pas faim et d’autres fois, je ne pouvais m’arrêter de manger tellement j’avais faim. Je m’interroge réellement sur ce point. Chose certaine, mes signaux de satiété ont été altérés. Il est bien évident que mon appétit a augmenté lors des premiers jours (étant donné l’augmentation de mon niveau d’activité physique, il s’agit d’une adaptation normale), mais j’ai eu de la difficulté à maintenir mes apports nutritionnels de façon stable par la suite. Certains jours, je mangeais plus alors que d’autres, je n’avais pratiquement pas faim. Il est possible que cette variation des signaux de la faim/satiété puisse jouer quelque peu dans la prise de poids lors de ce type de vacances. Cependant, dans mon cas, le tout s’est équilibré, car mon poids est demeuré stable lors de mes vacances. Avis aux spécialistes de la satiété, avez-vous des infos sur la chose?

En terminant, si vous avez prévu des vacances dans le Sud, sachez qu’il est aisément possible de maintenir son poids et de pleinement profiter de ses vacances et surtout, de s’en souvenir et d’éviter de revenir avec des tatous dont la provenance est oubliée suite à une ou deux soirées trop bien arrosées. En réalité, il est beaucoup plus facile de bouger plus en vacances que lors de vous dures journées de labeur au travail. La morale de cette histoire: méfiez-vous davantage de votre travail que de vos vacances en ce qui touche votre perte de poids. Sur ce, afin de maintenir mon niveau d’activité physique, je me magasine un autre voyage…

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Après la malbouffe, le malentraînement!

Cela va faire plus de 15 ans que j’œuvre dans le domaine de l’activité physique, plus précisément dans le domaine du conditionnement physique et de l’entraînement sportif. Il n’y a pas si longtemps, je me suis surpris à faire une comparaison entre l’évolution du conditionnement physique au Québec et l’évolution de la restauration rapide. Le lien me direz-vous?
J’en vois, et ce, de façon très inquiétante, plusieurs. Prenons par exemple les compétences du personnel d’entraîneur d’un centre de conditionnement physique. C’est à peu près la même chose que d’être cuisinier en chef dans un restaurant-minute. Je sais que je ne me ferai pas beaucoup d’amis, mais les similitudes sont frappantes. La structure actuelle des centres de conditionnement physique encourage une certaine standardisation, afin d’uniformiser le produit. Cette façon de faire permet d’éviter bon nombre de problèmes en « canalisant » le travail des entraîneurs. Cependant, cet effet n’est pas nécessairement bénéfique. Revenons au restaurant-minute. Si un grand chef de haute cuisine travaillait dans une cantine de type Joe Patate, peu importe son talent et ses compétences, tourner une boulette demeure, tourner une boulette. La cantine et sa structure de fonctionnement ne lui permettent pas de pleinement exploiter ses compétences et son talent unique. Le résultat? Si notre grand chef ne peut pas ou ne veut pas se trouver un poste dans un grand restaurant, il se la coulera douce en tournant des boulettes tout en étant imbibé d’une sympathique odeur de graisse à friteuse. C’est la même chose pour une gym. L’entraîneur, peu importe ses compétences, son expérience et son talent est malheureusement confiné à une structure qui ne lui permet pas de pleinement exprimer ses capacités. Ce qui importe, tout comme dans un restaurant-minute, c’est de servir beaucoup de clients et que ces derniers ne s’attardent pas trop afin de faire place à la prochaine vague. J’entends déjà beaucoup de mes consœurs et confrères s’insurger contre mon commentaire en disant qu’eux, ils prennent le temps, ils font un travail consciencieux, etc. Oui, bien sûr que vous faites votre travail de façon professionnelle et consciencieuse. Bien sûr que vous prenez le temps avec votre client, vous l’écoutez, vous l’évaluez afin de juxtaposer ses désirs et objectifs à ses besoins en matière de santé, vous prenez le temps de lui expliquer de A à Z comment s’entraîner. Tout ça en moins de 60 minutes avec des équipements infaillibles…  La réalité, c’est qu’on vous sert un hamburger avec une frite ou un cheeseburger avec une frite en vous disant qu’ils sont personnalisé et pleinement conçus pour vous.  À qui la faute, l’entraîneur, le centre ou le client qui consomme sans trop se poser de question et en faisant confiance aveuglément à un système boiteux et hors contrôle?

OK, enchaînons avec la similitude malbouffe-malentraînement suivante afin de s’enquérir de l’état de ce professionnalisme blessé… Lorsque vous manger un bon cheeseburger (ou un mauvais, peu importe), l’objectif du restaurateur n’est pas de s’assurer que le cheeseburger est en tout point conforme à ce qu’il devrait être (vous savez, l’image juteuse devant la porte) ou si ledit burger vous satisfait pleinement et que votre dégustation est digne du presbytère du paradis. On se préoccupe de vous si vous vous plaignez, si vous êtes en état d’ébriété, si vous êtes malades ou bien une combinaison aléatoire des items précédents. Bref, vous avez commandé, vous avez reçu votre commande, mangez en vitesse et laissez votre place. Et c’est bien correct comme cela. Je serrais pour le moins agacer d’avoir un préposer à la satisfaction du client venir m’interrompre entre deux bouchées de poutine extra sauce… En conditionnement physique : la même chose! Oui, oui, on vous parle de service à la clientèle (ça, c’est la version fitness de la petite boîte sur le mur du McDo qui mentionne dites-nous vos commentaires), mais, en réalité, il s’agit d’une mascarade à peine dissimulée. Tout ce que l’on souhaite, c’est vous vendre des services, ce qui est tout à fait légal et le propre de n’importe quelle entreprise digne de ce nom. Là où je suis irrité, c’est dans la prétention « santé » de la chose. On vous vend quelque chose qui va améliorer votre santé. Ben quin comme dirait l’autre! Oui, je sais très bien que l’activité physique est un facteur positif pour la santé (j’ai quand même fait un phd là-dedans alors je ne me tirerai pas une balle dans le pied!), mais, est-ce que les services que vous achetez au gym améliorent réellement votre santé? C’est une vraie question sincère! Le savez-vous? En quoi votre entraînement est-il plus profitable qu’une marche à l’extérieur en promenant Fido ou une séance intense de jardinage? On ne mesure pas l’impact du service vendu sur votre santé et lorsqu’on prétend le mesurer, c’est généralement fait de façon tellement boiteuse qu’il n’est pas possible de tirer des conclusions. Vous me direz que votre entraîneur a pris vos plis cutanés, qu’il a testé votre capacité aérobie et que tout s’est amélioré de X %. Bravo! Voici les bémols : saviez-vous que les appareils qui sont utilisés pour votre évaluation ne sont pratiquement jamais calibrés? Qu’il peut facilement y avoir une variation de plus de 1 kg sur votre analyse de composition corporelle? Ça, ça veut dire que si votre entraîneur vous dit que vous avez perdu 1 kg de gras et que vous avez gagné 1 kg de muscle, il se peut qu’il n’en soit absolument rien et qu’en réalité, rien n’a changé. Bref, vous vous entraînez, mais vous avez bien peu d’information sur l’effet réel sur votre santé. Encore une fois, je ne remets pas en question les bienfaits de l’activité physique, je remets en questions les sommes investies pour un programme d’entraînement afin d’obtenir des bénéfices santé. Comment pouvez vous savoir si votre programme en vaut la peine, c’est-à-dire, si vôtre programme est plus efficace que de faire n’importe quelles autres activités physiques? Pas facile…

Saviez-vous qu’il n’existe pas de système de vérification des compétences des entraîneurs dans la majorité des centres de conditionnement physique? Bref, l’entraîneur doit se conformer à un moule, à une procédure, mais personne ne s’assure du contenu véhiculé? C’est un peu comme si on vérifie que la technique pour tourner la boulette est respectée, mais on ne pose pas de question si la boulette a été récupérée du sol ou du tiroir… Donc, un peu comme dans un restaurant-minute, tant que les burgers sortent de la cuisine et qu’on en vend, pourquoi changer la recette ou le tourne-boulette. En fait, ce que j’essaie de dire, c’est que la philosophie actuelle qui régit le conditionnement physique ne peut pas favoriser le développement optimal de la santé des participants parce qu’il est orienté vers les profits et non la santé. Pour une compagnie, c’est tout à fait normal, mais, cette industrie tente d’anoblir ses actes en prétendant sauver des vies à un rythme encore plus effarant que feu Mère Thérèsa.

Bien sûr que ce n’est pas la réalité de tous les gyms (j’aimerais bien me tromper!!!), il doit sûrement en avoir des bons quelque part, mais le problème est le même : il n’y a aucun contrôle sur ce qui se fait. Pour ça, l’industrie de la malbouffe a une longueur d’avance car, il existe une quantité astronomique de règle et de structures de contrôle de qualité.

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Le mythe de la perte de poids au gym

mythe de la perte de poids au gym

Pour l’ensemble de la population, la perte de poids se résume à deux options et demie : 1) suivre une diète, 2) aller au gym ou bien 3) une combinaison des deux. Cette conception a probablement donné naissance au mythe de la perte de poids au gym.

Pour une grande partie de la population, perte du poids de façon durable grâce à une diète ou à un entraînement au gym, c’est une source d’échec. Il y en aura toujours qui vous diront qu’ils ont réussi à perdre une quantité astronomique de poids grâce à la diète miracle du Dr Crickspill ou bien suite aux prodigieux conseils de leur ravissante entraîneure aux cheveux d’or bouclés… Mais, ce que la grande majorité ne dira pas, c’est qu’elle a lamentablement échoué dans sa tentative de perte de poids. Pourquoi? Si on ose leur demander, certains vont avouer que c’est par manque de volonté, qu’ils étaient trop lâches pour s’adonner à une diète excessive ou bien que les hurlements de l’entraîneur n’avaient plus tout à fait la cote avec leurs tympans meurtris.

Est-ce que quelqu’un s’est arrêté pour se poser la question pourquoi il y a plus d’échecs que de réussites dans les centres de conditionnement physique? J’entends déjà les furieux commentaires des grandes chaines de conditionnement physique qui vont clamer haut et fort que leurs membres réussissent, qu’ils ont plus de succès que partout ailleurs, etc. OK…

Alors pourquoi le taux de rétention de vos membres avoisine les 30-40 %? Ça, ça veut dire que plus de 60 % de vos membres quittent. Jamais je ne croirai que tous ces gens quittent parce qu’ils sont subjugués de bonheur suite à l’atteinte miraculeuse de leurs objectifs. Eh bien non, beaucoup de gens abandonnent, surtout ceux qui tentent de perdre du poids dans un centre de conditionnement physique. Pourquoi ça ne marche pas pour plusieurs et que ça marche pour certains? Je vais avancer une hypothèse.

Dans un article précédent, j’ai présenté une définition de l’activité physique et de ses compartiments. J’ai brièvement abordé la possibilité que l’augmentation de l’activité physique volontaire puisse engendrer une diminution des autres compartiments de l’activité physique, diminution qui pouvait parfois annuler l’effet calorique de l’entraînement. Lorsque l’on parle de perte de poids, on évoque systématiquement un déficit énergétique (quoiqu’en disent les infos pub de cristaux ancestraux qui redressent votre Yang à grand coup de Ying et vous font perdre du poids à regarder la télé) afin de réduire vos réserves d’énergie, préférablement celle autour de votre nombril (et là, je ne parle pas des petites mousses qui ont une faible valeur énergétique). Je dois avouer que la grande majorité des professionnels de l’activité physique a compris ou pense comprendre ce concept de déficit énergétique. Donc, logiquement, dès que vous franchissez l’enceinte sacrée d’un temple de l’entraînement, on tente par tous les moyens de vous faire perdre du poids (si c’est votre objectif bien sûr) en augmentant votre dépense énergétique. Burn! Baby burn!

Vous poussez donc votre machine fraîchement sortie du garage de la sédentarité à ses limites sous les commandes vocales de votre entraîneur préféré qui s’égosille à vous encourager/insulter/martyriser selon ce qui vous branche. À la fin de ce marathon de calories, vous sentez la fierté du devoir accompli, de l’exploit surhumain, bref, l’Everest, ce n’est pas vraiment pire que le mont Royal…

Après quelques semaines de ce régime de vie intense et souffrant, vous osez vous aventurer sur un terrain plus périlleux que l’Everest : les contrées marécageuses du pèse-personne. Quoi? Vous n’avez pratiquement rien perdu? Vous avez même pris du poids? Ahhhh! Sûrement du muscle en plus… Eh bien on, vous avez possiblement engraissé. Votre métabolisme? Non. Vos gènes? Non. Les damnés colorants alimentaires? Non plus. Vous avez tout simplement augmenté l’intensité de vos activités physiques, mais vous en avez diminué la quantité TOTALE. Sur 24 h, vous bougez moins, possiblement parce que vous êtes épuisé, possiblement par que vous avez volontairement compensé (pourquoi prendre les marches d’escalier pour aller au travail alors que je me suis taper 40 étages de simulateurs de marches au gym?). Pires que tout, vos efforts très intenses dignes d’un col bleu à la veille de la renégociation de la convention collective, ont diminué vos réserves d’énergie (principalement vos réserves de sucres dans le muscle) et ont stimulé votre appétit. Vous êtes fatigué, vous bougez moins et vous mangez un peu plus. Vue comme ça, la prise de poids semble inévitable.

Alors, pourquoi certains réussissent? Simplement (ça fait un peu arrogant d’y aller avec un simplement, mais, j’assume) parce qu’ils ont augmenté leur dépense énergétique totale associée à l’activité physique. Ces gens bougent plus depuis qu’ils s’entraînent, c’est-à-dire qu’ils ont trouvé un juste équilibre entre l’intensité de leur entraînement et leur rythme de vie.

Simple? Oui et non en réalité. Pour bouger plus, il faut cependant atteindre une condition physique qui nous permet d’apprécier les activités physiques du quotidien et même parfois désirer en ajouter quelques-unes. L’entraînement peut contribuer de façon significative à l’amélioration de qualités physiologiques comme votre capacité aérobie, votre force musculaire et votre flexibilité. L’utilité du gym dans la perte de poids est donc indirecte, mais bien réelle, un peu comme au billard : une bande au coin au lieu d’une ligne au coin. Pour perdre du poids, on peut supposer qu’il soit nécessaire de bénéficier d’un minimum de condition physique afin de pouvoir augmenter, dans le quotidien et à l’extérieur du gym, votre niveau d’activité physique. Le gym doit vous permettre de trouver votre quotidien facile et agréable. Si courir un marathon était facile, nous l’aurions tous fait ce matin avant le petit déjeuner. Les calories du marathon sont inaccessibles pour la plupart des gens parce qu’ils n’ont pas la condition physique pour accomplir la tâche.

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