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Optimiser son entraînement : Augmenter les effets de votre entrainement

augmenter les effets de votre entrainement

Connaissez-vous LA toute dernière méthode d’entraînement? LE nouveau supplément? LA nouvelle paire de souliers nouveau genre qui favorise vos performances? Non? Alors vous n’aurez jamais de résultat, car votre entraînement n’est pas optimal. Quel dommage… De façon un peu plus sérieuse, je vous propose une réflexion sur comment augmenter les effets de votre entrainement avec quelques trucs simples.

Je ne sais pas s’il s’agit d’un trait propre à la nature humaine, mais la recherche de la perfection en conditionnement physique dicte bien des comportements chez de nombreux consommateurs. On est constamment à l’affut des dernières tendances afin de pousser ses performances à leur maximum. Tiens donc…

Il en résulte une vague de comportements assez particuliers, dignes des querelles de cours d’école de type mon-père-est-plus-fort-que-le-tient. Quoi? Tu fais encore du spinning? Mais, ce n’est plus bon le spinning, maintenant il faut faire du Crossfit pour être en forme, car c’est bien meilleur.

Je suis franchement désolé (non, pas vraiment), mais pour un entraîneur qui se respecte, toute nouvelle tendance en entraînement se résume à une forme ou une autre de stimulation de qualités physiologiques. Tout le reste, c’est du marketing afin de faire de la promotion. Il faut donc apprendre à voir à travers le nuage parfois opaque du marketing pour identifier ce qu’est réellement la dernière promotion. Très souvent, c’est du pareil au même…

Le problème, c’est que le consommateur en conditionnement physique souffre généralement du syndrome de l’étoile. Qu’est-ce, me direz-vous? Le syndrome de l’étoile se résume à avoir un bagage de connaissances parfois extrêmement spécifiques sans bénéficier d’une base solide afin de bien comprendre (on dit syndrome de l’étoile parce que l’on ne voit que les pointes lumineuses de l’étoile et pas son noyau). Or, comme il n’est pas vendeur pour personne de faire la promotion des bases de la physiologie de l’exercice à la population, on ne le fait pas. On enchaîne successivement des notions spécifiques pigées au hasard que l’on présente à la population sans que la majorité de cette dernière ne possède les outils adéquats pour bien comprendre les notions véhiculées.

À force d’être exposés régulièrement à des concepts poussés visant l’optimisation des performances, les adeptes du conditionnement physique en finissent par toujours vouloir le dernier cri en matière d’entraînement afin de vivre une optimisation parfaite de leurs performances. Il est fréquent que l’on me demande mon opinion sur telle ou telle méthode d’entraînement ou encore sur un nouveau produit favorisant la perte de poids ou bien le gain de masse musculaire. Je réponds souvent par une série de questions qui agacent toujours mon interlocuteur.

Dans un contexte de perte de poids :

–          Avez-vous mesuré votre niveau d’activité physique sur 24 h?

–          Avez-vous quantifié vos apports nutritionnels?

–          Quelle est votre capacité aérobie?

Dans un contexte de gain de masse musculaire :

–          Avez-vous testé votre force musculaire?

–          Utilisez-vous les résultats de vos tests de force pour déterminer les charges à utiliser pour vos entraînements?

–          Avez-vous fait évaluer vos apports nutritionnels afin de déterminer si vos apports QUALITATIFS et QUANTITATIFS sont adéquats?

Presque à tous les coups, les gens répondent, agacés, que non. Mais, ce n’est pas important parce que LA nouvelle méthode d’entraînement ou LE nouveau produit n’a pas besoin de toutes ces imbécilités inutiles pour donner des résultats garantis. Ça doit être vrai, on l’a dit dans une infopub…

Je ne suis pas psychologue, mais je crois que cette réalité puise sa source dans une forme de déresponsabilisation mélangée en un désintérêt notable pour le cheminement qui mène aux résultats. Bref, un veut être en forme, être beau grand et fort, courir des marathons, mais il ne faudrait pas que ça soit trop difficile. Si on pouvait trouver quelconque produit qui nous y amène plus vitre et avec moins d’efforts, ça serait parfait.

En réalité, il est utopique de croire que l’on puisse optimiser son entraînement facilement. On se complait dans l’illusion d’optimiser qu’on si cela compensait pour les efforts que l’on ne faisait pas toujours (et c’est tout à fait correct). Afin d’entamer un processus d’optimisation, il importe de commencer par optimiser les bases de son entraînement et de sa nutrition. Ceci implique que l’on doive augmenter son bagage de connaissances générales en entraînement et en nutrition (et par générales, je ne veux pas dire nécessairement faciles. Pour moi, le cycle de Krebs, c’est une notion générale, mais assez difficile à comprendre…).

Voici quelques recommandations afin d’optimiser votre entraînement :

–          Il est essentiel d’évaluer les qualités physiologiques qui sous-tendent vos objectifs (habituellement en conditionnement physique on teste la capacité aérobie et la force musculaire). Si vous ne vous évaluez pas ou si votre entraîneur ne vous évalue pas convenablement, oubliez les multiples cossins pour optimiser vos performances.

–          Les résultats de ces évaluations DOIVENT servir à établir les paramètres de surcharge, principalement l’intensité (tant sur le cardio que pour la musculation) et non pas seulement à vous dire bravo vous êtes bons ou zut vous êtes mauvais. À partir d’un test de force, on prescrit la surchage en musculation, à partir d’un test de capacité aérobie on prescrit les intensités de l’entraînement cardiovasculaire.

–          Il importe de compiler les paramètres de surcharge. Votre volume d’entraînement (quantité de répétitions en musculation ou durée de l’effort sur le cardio, par exemple) doit être suivi tout au long de votre planification d’entraînement. Votre intensité doit être également appropriée à vos objectifs. Ce sont ces paramètres qui génèrent les adaptations que vous souhaitez obtenir, pas vos souliers, pas la couleur de votre corde à danser…

En fait, la beauté de l’entraînement, ce n’est pas l’atteinte de performances éphémères, mais plutôt le désir de devenir meilleur par ses propres moyens.

Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à m’écrire !